vendredi 23 octobre 2015

SIC #1

Suite à quelques mûres réflexions et un compteur de visite constant, je vous présente la nouvelle rubrique, joyeux mélange de "La fac ce micmac" et de "Up !". Et du principe du blog.

Note de haut d'article:
"La joyeuse vie de BK. en prépa" raconte mon périple en prépa. Maintenant, c'est fini, alors je pourrais complètement délaisser ce blog. Cependant, j'ai décidé d'écrire un article de temps en temps pour donner quelques infos, renseignements, conseils, astuces... comme les articles sur la prépa, mais en fac ! Si tu es un.e nouvelle visiteur.se et que la fac ne t'intéresse pas, n'hésite pas à consulter la table des matières pour trouver ce que tu cherches !



SIC, donc. Pour (l'adverbe latin) "ainsi", pour "Sciences de l'Information et de la Communication", et pour "Si l'Infocom m'était Conté" (comment ça je vais chercher loin ?).

Si vous êtes nouveaux.elles et que vous souhaitez comprendre les articles SIC, je vous conseille de d'abord lire les articles La fac ce micmac, à retrouver dans la table des matières !

Étant donné que je ferai un article de temps en temps, ces articles seront longs, très longs (je m'en excuse à l'avance)...  accrochez-vous bien ! Je ferai le maximum pour être claire et précise (mais pas concise...) !


Épisode 1, contexte: premières vacances.

La fac

J'ai beau avoir très peu d'heures de cours, je les attendais, ces vacances. Sûrement que travailler peu donne plus envie de dormir. Mais commençons par le début.
La dernière fois que j'ai parlé de la fac, j'étais enfin devenue faqueuse. Après 7 semaines de cours, je peux vous dire que rien n'a changé, si ce n'est que 3 de mes CM (Cours Magistraux) sont terminés. Oui oui, terminés. 3 CM sur 5. Ce qui m'enlève joyeusement 8h de cours par semaine.
Et ce, jusqu'aux partiels, en janvier.

Petite parenthèse: à la fac, on parle en semestre, généralement délimité par les vacances de Noël en théorie, et par les partiels en pratique. À chaque semestre, tu valides (si tout va bien) 30 crédits (voir article: ici) et tu changes de cours. À savoir qu'il n'y a qu'une semaine de vacances pour chaque vacances scolaires, hormis celles de Noël. À savoir aussi que c'est en théorie, et qu'en pratique, à Noël, tu as plutôt un mois de vacances (entre la "semaine de rattrapage de cours", la "semaine de révisions" et les vraies vacances) -ce qui n'est rien comparé aux presque 4 mois de vacances d'été.

Bon, alors les horaires dans la fac où je suis (Sciences Humaines et Sociales (SHS), "département" Infocom, à l'Université Jean Monnet - Saint-Étienne) sont assez exceptionnels, il faut l'avouer. Une L3 tourne autour de 18-20h de cours/semaine. La mienne n'échappe normalement pas à la règle, cependant:
- pour mon option (numérique), un TD (Travaux Dirigés, 4h/semaine) n'a pas commencé
- les CM sont des formats de 12 ou 18h, à raison de 3h/semaine, faites le calcul, ça tient pas un semestre.
Ce qui me faisait à la rentrée autour de 15h/semaine, et maintenant... 7h30/semaine. (Avec le TD, quand il aura commencé, 11h30/semaine.)

La magnifique grille de la fac.
Semestre 5 et 6 car je suis en L3. Option 1 "approches du numérique".

Il s'agit donc d'occuper ces 40000h de temps libre/semaine.
Comme le ferait remarquer mon prof de sociologie, on n'a pas d'asso en infocom, pas de bde. À peine un en SHS. Ne pas compter donc sur les soirées étudiantes, à part si tu t'invites à celle des médecines.
Par contre tu peux compter sur les petites soirées posées, le ciné, la lecture, le dessin, tout ce que tu n'aurais jamais eu le temps de faire en prépa, mais surtout, tu peux compter sur tes devoirs.

Ça c'est moi qui le dit, parce que j'ai gardé la mauvaise/bonne pression de la prépa qui te fait travailler non stop (je réussis à continuer à faire des plannings, c'est dire). Je fiche, je lis, je refiche, je travaille mon mémoire, je vais à la Bibliothèque Universitaire (BU), je relis, je rerefiche... bref, j'ai l'impression d'être tout le temps en retard. Ce qui est vrai et pas vrai à la fois. Pas vrai, parce que non, je commence souvent très en avance les travaux à rendre, les livres et les cours à ficher. Vrai, parce que comme je commence très en avance, je me permets de prendre mon temps, et qu'au bout d'un moment... parfois, ça coince avec le travail du jour au lendemain. Et puis il faut l'avouer, buller, c'est tellement tentant...

Cependant, je n'ai jamais autant emprunter de livres que depuis que je suis à la fac. Une BU, c'est vraiment autre chose qu'un CDI. Et à Lyon, je n'allais jamais dans les bibliothèques, je commandais.
Tout ça pour dire que je suis contente d'avoir appris à lire en prépa. Et de retrouver Lejeune dans les rayons du secteur Arts, Lettres et Langues.

Bref, parlons peu (lol), mais parlons bien. Les cours.
- Théories, anthropologie et sociologie de la communication relient les 3 disciplines (euh, "théories" n'est pas une discipline, mais plutôt un cours d'histoire de la comm) à la communication. Y'a pas plus simple pour expliquer... (Ma formation de ES me sert tout à fait. Je pensais pas un jour re-bouffer du Bourdieu.)
- Sémiolotique... sémio... sociotique... adflflazfrjqs de l'image, cherchez pas, c'est "simplement" de l'analyse d'image, avec un petit cours sur l'histoire de la sémiologie.
- Culture de l'image, c'est... un cours... sur l'image... notre prof ayant choisi de retracer l'histoire de la photographie de 1929 à aujourd'hui.
- l'UE 2, c'est le mémoire
- l'UE 3, le TD d'option.
- Et la langue vivante, ben c'est la langue vivante quoi.

Je voulais aussi préciser quelque chose concernant le système de la fac (SHS info-com) où je suis:
on n'a pas le choix lorsqu'on s'inscrit aux cours. Il y a un emploi du temps pour tous, et une option, que pour le coup on choisit. Ce n'est pas le cas dans toutes les facs SHS des universités, et ce n'est pas le cas pour toutes les facs en général. Par exemple, à Lyon 2, en lettres modernes, lors de l'inscription, tu choisis les cours que tu veux suivre (premier.es arrivé.es...).


Le CELSA et autres orientations

Je prépare le concours du CELSA (clique pour accéder au site de l'école), une école de communication à Paris. Je vais peut-être chercher à préparer d'autres concours (je pense à sciences po, si c'est possible). Et dans le cas où je rate tout, il faut que je regarde les différents masters proposés. À défaut d'être acceptée dans l'un d'entre eux, je ferai un M1 à Jean Monnet et je retenterai le CELSA.
Enfin je vais un peu vite en besogne, mais voilà mes plans pour les deux prochaines années.

Le CELSA, donc, c'est la prestigieuse école de communication publique, qui est reliée à la Sorbonne. Autant vous dire qu'il y a beaucoup, beaucoup de candidats pour environ 15 places dans chaque licence.

Le CELSA, mon Saint Graal.

Tu peux y entrer en licence 3 ou en master 2. Il faut donc avoir minimum 2 ans d'étude pour tenter le concours. Il y a ensuite un âge limite pour le tenter. Par exemple, en L3, tu peux tenter le concours jusqu'à tes 23 ans, mais plus tu avances dans tes études (par exemple tu as ton M1 mais tu décides de rentrer en L3 et non en M2 parce que tu as fait des études de physique et que tu ne connais rien à la comm), plus l'âge limite pour passer le concours recule (dans cet exemple tu as jusqu'à tes 25 ans. C'est l'âge maximum pour concourir.).

Le CELSA propose 5 licences, autant de M1 + 2 formations qui commencent en M1, et autant de M2 que de M1 mais en plus spécialisé (voir les intitulés: ici). À noter que pour le M1, une des formations qui commence cette année est le master journalisme qui, contrairement aux autres formations, est accessible par concours en M1.

Ensuite, le concours: c'est un concours normal, première sélection par écrit puis seconde sélection par oral.
- pour l'écrit: 3 épreuves. Une commune à toutes les formations (question générale), une étude de documents spécifique à la formation choisie, et une d'anglais (essai + texte à trous).
- pour l'oral: un entretien et une compréhension d'anglais avec restitution et entretien.

À noter: on ne peut s'inscrire que pour une formation lors du concours. Logique, il y a une seule session, et tu peux pas passer deux épreuves en même temps.

J'hésite encore entre deux licences: "communication des entreprises et des institutions" et "médias et communication". Le métier de chargé de comm externe (ou responsable de la communication externe, clique pour accéder à la fiche métier de Studyrama) m'intéresse beaucoup, mais les médias aussi, et je pense que le numérique offre beaucoup plus de possibilités (et d'offres...) qu'un chargé de comm.

De plus, la L3 info-com me permet de découvrir ce qu'est la comm, et mes idées ont déjà changé par rapport à celles que j'avais avant d'y entrer. Voilà où j'en suis dans la préparation du concours, dans une sorte d'impasse réflexive où trois orientations ayant autant de rapports entre elles qu'elles n'en ont pas s'articulent.

Donc, pour faire avancer le schmilblic, j'ai acheté un beau et gros cahier où un côté sert à préparer le concours du CELSA, et l'autre à mettre au point mon orientation. Je compte commencer à m'en servir pour de vrai la semaine prochaine (les vacances c'est fait pour ça, non ?).

Je referai alors certainement un article pour expliquer en détail ma stratégie de préparation du concours ! (Parce que là, cet article commence à vraiment être trop long !)


En résumé: rupture avec la prépa ?

Mes premières semaines en fac sont plutôt passées crème. Je peux pas me plaindre, ce ne sont pas les cours qui me fatiguent. Je les trouve aussi intéressants que nuls. Les CM, c'est très théorique, j'ai l'habitude, mais l'autonomie dans le travail, j'ai moins l'habitude. C'est toi qui doit aller chercher les bibliographies (auprès des profs, ou de toi-même), trouver une méthode de travail, etc etc. Je suis donc encore un peu perdue et, même si je sais que j'ai fait le bon choix en allant en fac d'info-com, je spleen toujours un peu (beaucoup) en pensant à la prépa, et après que je suis allée faire un saut à Lyon voire mes potes des deux dernières années. Je regrette vraiment l'ambiance de la prépa, très particulière et très intimiste, comparée à celle de la fac où tu croises 3 fois par semaine des visages que tu reconnais vaguement et dont tu sais que tu connaitras jamais le prénom. Ce qui n'arrange rien, et qui est pourtant très utile, c'est que je retrouve beaucoup d'auteurs ou de notions évoquées en prépa dans mes cours d'infocom. Je retrouve donc avec plaisir les textes que j'ai haï l'année dernière, ce genre de trucs. Et ce dont je me rends de plus en plus compte, c'est que tout ce que j'ai appris en prépa, je l'ai assimilé, et que ça peut me servir à tout moment. Et franchement, ça fait du bien de se dire que, même en ayant été nulle en prépa, j'ai assimilé plein de choses en tant que réflexes que je reproduis en fac (autant par rapport aux choses apprises qu'aux méthodes de travail, d'analyse, d'écriture, et j'en passe et des meilleures).
J'avance donc en étant intéressée tout en rechignant vaguement.


À bientôt !
Jeanne.

samedi 3 octobre 2015

Fin et autres précisions informativement finales




Après 7 mois et 23 jours, BK. quitte définitivement la prépa et va en paix.

C'est un peu perturbant, faut l'avouer; bkhagne est mon premier blog a avoir eu un objectif réel, celui de vous raconter la prépa littéraire, et c'est aussi le premier blog que j'ai aimé tenir régulièrement.

Sans (trop de) grandes pompes, voici l'annonce:

le blog s'arrête ici.




Cependant, il reste en ligne; qui sait, malgré la réforme du collège et la disparition des langues anciennes, ce blog ne sera peut-être pas à côté de la plaque tout de suite !

Pour celles et ceux qui viennent pour la première fois ici-bas, n'hésitez pas à parcourir la table des matières ! Pour toutes et tous, n'hésitez pas à me contacter pour plus d'informations sur la prépa, sur Edouard Herriot, si vous avez des questions sur votre orientation... je ferai le maximum pour vous aider, car si je quitte la prépa, elle est toujours bien présente dans ma tête et l'orientation au centre des mes réflexions !
Vous pouvez me contacter par commentaire, ou en envoyant un message sur ma super page FB: Beedee Klinghy.

Note: c'est vrai que j'ai beaucoup insisté sur le fait que j'allais donner des infos sur Edouard Herriot, le lycée où j'ai fait ma prépa; cependant c'était surtout des infos administratives et organisationnelles. J'ai eu un peu de réticence à parler de l'ambiance, des profs et de l'administration directement, juste parce que je ne peux pas dire "tout et n'importe quoi". Si vous voulez des infos concernant tout ça, contactez-moi ! (J'insiste beaucoup parce que certain.es l'ont fait et c'était bien sympa et utile de parloter !)

Dernière précision: je ne pense pas tenir un blog sur la L3 infocom ou sur la préparation au concours du CELSA (oui certain.es m'en ont parlé). Je n'en vois pas l'intérêt contrairement à la prépa, mais, une fois de plus, je suis ouverte à toute question sur l'infocom, la L3, la fac, les ponts entre la prépa et la fac, etc !

Note 2: les différences entre la prépa et la fac que vous pourrez constater dans la vidéo à la fin de l'article... sont réelles. En L3 notamment, il n'y a VRAIMENT pas beaucoup d'heures de cours.



À bientôt peut-être dans le long tunnel que sont les études !

Jeanne.


PRÉPA VS FAC
(Évidemment la Jeanne de la vidéo n'est pas moi)



Le concours LYON (oral) + "l'approche des sciences humaines"

Voici le dernier article concernant la prépa, pas le plus passionnant, mais néanmoins intéressant.



L'oral

Il se passe logiquement après les résultats des écrits (début juin): tu choisis des dates de passage (dans la limite des places disponibles) qui peuvent aller jusqu'à début juillet. Les résultats ainsi que les notes de l'ensemble de ton concours (écrit + oral) te sont communiqués mi-juillet.
À noter que pour ceux qui ne passent pas l'oral, les notes arrivent par mail quelques deux semaines après les résultats (voir article pour plus de détails: ici).

Les matières

Tu n'en passes "que" 3:
- le français
- ta spé
- ton option d'oral: le cours de civilisation (anglophone le plus souvent) ou le latin.

Développons un peu tout ça.
• En français, pas de surprise, l'explication de texte (sur un extrait d'une des oeuvres au programme) te passionnera. Normalement tu t'es entraîné.e toute l'année, reste plus qu'à prier de tomber sur un bon extrait... (logique de loser)
• En spé, même principe qu'en français, soit tu tombes sur un extrait d'une oeuvre étudiée  que tu expliques (théâtre) ou que tu compares avec un autre extrait d'une autre oeuvre étudiée (lettres mo), soit tu tombes sur un article/extrait que tu ne connais pas et tu te démerdes (langues), soit tu étudies une carte et un texte historique (histoire-géo), soit... c'est de l'oral, quoi.
• L'option d'oral: que ce soit en civi ou en latin, tu étudies un texte que tu ne connais pas. En civi, il sera lié à l'actualité (ex anglaise et américaine pour l'anglais civi): tu devras présenter l'article, le résumer, puis faire 2 parties. En latin, avec beaucoup de chance tu tombes sur un texte que tu as déjà traduit, sinon tu traduis. Easy. (Non.) Note: le latin suit un programme qui commence dès l'hypokhâgne. Pour moi, c'était "la famille".

S'ajoute à tout ça
"L'approche des sciences humaines"

Keskecé ? C'est un ensemble d'ouvrages divers et variés qui te permet de sortir un peu de la littérature et de voir si t'as réellement un cerveau ou non.

Le jury

À Herriot, on a eu des conférences par différents profs tout au long de l'année, ce qui a permis d'introduire les oeuvres, de les comprendre, et d'avoir une base de réflexion en plus de notre lecture. Faite avant la conférence, bien sûr. (Dois-je préciser que je n'ai lu aucune oeuvre dans son intégralité ?)

Pour cette épreuve, c'est pas sorcier, il s'agit de connaitre l'ouvrage et l'auteur, de sorte que quand le jury te donne un extrait, tu puisses le commenter.

Le programme 2014-2015 (celui de 2015-2016 étant dispo sur le site de l'ENS):
- Daniel Arasse, Histoire de peintures
- Simone de Beauvoir, Le deuxième sexe
- Pierre Bourdieu, Langage et pouvoir symbolique
- Edward Saïd, L'orientalisme
- Jean Starobinski, Le remède dans le mal
- Jean-Pierre Vernant, Les origines de la pensée grecque

L'entraînement

J'en ai déjà un peu parlé (dans cet article: ici), mais histoire de faire une piqûre de rappel: après les écrits, tu as un peu de vacances, puis tu reviens en cours pendant environ un mois où tu n'as que les matières présentées à l'oral. Les passages des élèves s'enchainent, des oraux type se mettent en place, etc etc. Pareil pour l'approche des sciences humaines, des créneaux sont prévus pour les élèves qui désirent s'entrainer et les autres élèves peuvent assister à l'oral.
Car oui, les oraux de l'ENS sont publics.

Ensuite, une fois les résultats de l'écrit tombés, les 92% de raté.es peuvent partir en vacances, tandis que les 8% qui recevront le respect de leurs professeur.es enchaineront les kholles avec ces mêmes professeur.es.

 Toi quand tu pars de la prépa pour toujours


vendredi 25 septembre 2015

La fac de micmac: épisode #3

 #3: je suis faqueuse


Oh.

Autant vous dire que je suis contente et sceptique à la fois.
J'ai tellement de choses à dire que je vois même pas comment articuler cet article.

Le passage de la prépa à la fac
Rappel: (je peux enfin le dire:) je suis en L3 information-communication.

Dure transition qu'est la mienne, entre la satisfaction d'étudier quelque chose qui m'intéresse, le doute d'étudier quelque chose que je ne connais pas, et le manque de la prépa.
Le changement est quand même assez brutal: je comprends les cours, mais le fonctionnement, la manière de faire des professeurs, les relations, les emplois du temps en ligne, tout ça est nouveau pour moi. Je suis partagée entre le "je peux réussir" et le "qu'est-ce que je fous là".
Je ne dis pas que les études de texte français me manque, mais je suis pas sûre que le mémoire soit quelque chose de plus accessible à mon niveau (mais je vais en reparler).
La principale différence est l'ambiance générale: l'université, ta fac, ta discipline, ta promo. Ça fait beaucoup de gens que tu ne connais pas et qui sont différents de toi. Beaucoup de gens qui n'ont pas forcément le même âge que toi, pas forcément les mêmes centres intérêts que toi, pas forcément la même culture que toi. Vous me direz, c'est comme ça à chaque fois que tu rencontres des gens; mais non. Là je sors d'un groupe social que j'ai connu pendant deux ans, et qui n'était pas si différent que celui que j'ai connu au lycée; les rencontres que j'y ai faites étaient les rencontres, celles auxquelles je suis toujours attachée, celles que c'était "à la vie à la mort" tout de suite en cinq secondes (non, cette proposition n'est pas française).
En fac il y a une certaine distance (surtout pour ma licence qui commence en 3e année): on vient d'horizons différents, et faut qu'on trouve l'envie et l'utilité de se parler. Il faut qu'on parle.
Autant vous dire que quand on est un peu renfermé ou timide, c'est la galère.

Toi quand tu hésites à te jeter à l'eau.

L'atout. Le gros, gros atout de la prépa en fac. C'est savoir travailler. /!\ je ne dis pas que les non-préparationnaires ne bossent pas, loin de là.
Tu n'as que 3 jours de cours dans la semaine (true story) ? Tu passes ton temps à ficher les cours et à lire. Tu n'as pas été informé de la dernière soirée chez Marc-René ? Pas grave, ça t'a permis de bosser ton mémoire. Tu as raté un CM ? Pas grave, t'avais déjà lu le livre résumé dans le cours.
Vous voyez l'idée.
L'inconvénient c'est que j'ai l'impression, tout le temps, d'être en retard et de pas assez travailler. Les partiels sont en janvier. Les notes de lecture pour dans 5 semaines. C'est un autre rythme, la fac, faut du temps pour s'habituer... beaucoup de temps. /!\ à noter que c'est le cas pour pas mal d'étudiants qui viennent de BTS et d'IUT, où les emplois du temps sont aussi très chargés et où il y a beaucoup de pratique pour peu de théorie.



L'université

Je ne sais pas pourquoi ce paragraphe est en fait, puisque j'ai déjà parlé de l'université dans les épisodes 1 et 2. Le truc drôle à retenir c'est la différence entre université et fac: l'université, c'est l'institution, l'établissement, et les facultés, c'est les secteurs, les composantes de l'université.
Le truc moins drôle à retenir c'est qu'une université, c'est très grand, ça accueille énormément d'étudiants, ce qui est difficile à gérer au niveau administratif. Et vas-y que je téléphone à ce bureau, qui me renvoie là, qui me dit d'envoyer ça à tel bureau, qui...

Ce qui me permet de faire la transition avec:
l'inscription ! Plus connue sous le nom de casse-tête-de-première-épreuve-d-entrée-en-fac (ça vous avait manqué, hein.)
L'inscription, donc: après avoir rempli tes 18 dossiers et envoyé 3000 documents, il faut t'inscrire. C'est-à-dire, à Saint-Étienne, passer à la scolarité de ta faculté, puis aller à la Maison de l'Université, qui te fait passer à un guichet qui vérifie tes documents, puis à celui de la sécu étudiante que tu as choisis, puis à celui qui t'inscrit dans la base de données, puis par celui qui encaisse ton chèque, puis par celui qui imprime ton certificat de scolarité, puis par celui qui te donne ta carte étudiante. (Je suis pas sûre que ce soit beaucoup plus simple dans les autres universités...)
À noter: parfois il y a inscription pédagogique (aux cours), où je suis c'est le cas. T'es pas forcément au courant de son existence alors qu'il y a une date limite, alors renseigne-toi bien (pas comme moi as usual) !

Et c'est bon, te voilà faqueux.se. 


La fac d'infocom (qui appartient généralement à la fac des Sciences Humaines et Sociales -SHS- ce qui fait de l'infocom un département, m'enfin bref)

L'infocom, l'infocom. Le truc impossible à définir que je découvre encore à chaque cours (depuis 3 semaines maintenant).
Tout dépend des facs; celle de l'Université Jean Monnet (UJM) à Saint-Étienne commence en L3, les cours (CM -cours magistraux- et TD -travaux dirigés) sont donc assez généraux, entre-autre parce que les étudiants viennent de formation très différentes (BTS communication, GACO, tech de co, fac d'art pla, d'anglais, prépa littéraire (je me demande qui a fait ça dans ma promo)...).
Quoiqu'il en soit, en L3, ton emploi du temps tourne autour de 20h de cours/semaine. Les CM tournent autour de la définition de la comm: ses théories, son approche via la sociologie et l'anthropologie... Je remercie la prépa pour m'avoir formée à ce genre de cours théoriques incompréhensibles dans leur complication. /!\ pour une formation qui commence en L3, les cours sont généraux. Ce n'est pas le cas des formations qui commencent en L1.
Pour ce qui est du mémoire, j'avoue trouver ça très, très dur; peu de pratique et d'enquêtes en prépa, ça prépare vachement à la méthodo du mémoire... c'est intéressant et ça change, mais ça fait peur aussi. À noter qu'en L3 les profs donnent plus d'importance à la méthodo qu'au résultat (du moins c'est ce qu'ils disent...).
Quant aux TD, ils dépendent des facs. À l'UJM ils dépendent des 3 options proposées (journalisme-évenementiel-numérique).

Parlons donc un peu plus précisément de la L3 infocom à l'UJM.
On est 40, divisé en 3 options, c'est plutôt posey. Je suis dans l'option numérique. Pour l'instant ça, me plait, je comprends la partie théorique, mais comme dit dans le premier paragraphe je doute un peu de mon choix d'étude (la littérature me manque-t-elle autant ??).
Je ne vais pas m'étaler pendant 30 ans sur la description des cours, des profs, des gens, des toilettes et des salles de cours parce que tout le monde s'en fout, mais si vous voulez des infos, vous savez où me trouver (commentaire, page FB) !
Les particularités de cette L3:
- la formation commence en L3
- il y a un mémoire à faire
- il y a un stage à faire
- elle est sélective
et c'est un atout, car 40 pour une seule promo, je sais pas si vous vous rendez compte, mais c'est moins qu'en hypokhâgne. Beaucoup moins que les sociologues. Beaucoup, beaucoup moins que les sciences de l'éducation. Tellement moins que dans les pétitions qui circulent sur internet pour régler les problèmes de moyens de la fac SHS de l'UJM, on n'est pas dedans (clique: pétition).

Je suis faqueuse.
C'est partie pour une année intense.

lol
Jeanne.


Avancée de la mutation post-khagnâle en fac: 100%
Dossier de candidature envoyé à Jean Monnet Infocom √
Admission à Jean Monnet √
Inscription à Jean Monnet : √
- passage au secrétariat √
- puis à la maison de l'université √
- puis au secrétariat x --> pas besoin finalement
Dossier de candidature envoyé à Lyon 2 Lettres mo √
Admission à Lyon 2 √
Inscription à Lyon 2 x --> étape supprimée !
Équivalences validées √
Dossier de transfert récupéré (quelque part sur Internet, mais appeler le secrétariat pour demander est plus simple) √
Dossier de transfert envoyé à la fac (de départ) √
Dossier de transfert envoyé par la fac (de départ à la fac d'arrivée) √


samedi 12 septembre 2015

Joyeux topo administratif: la sécu


Avant que ma mémoire de préparationnaire ne soit complètement effacée, voici enfin l'article sur la sécurité sociale !

Normalement, tu as une réunion pour la sécu étudiante au début de l'année (d'hypo, de khâgne et de khûbe). Les différentes sécus viennent prêcher pour leur paroisse et à l'issue de cette réunion, tu souscris à la sécu de ton choix.

Devoir s'inscrire à la sécurité sociale étudiante ou non

S'inscrire à la sécurité sociale est o-bli-ga-toire. Tout simplement parce que tu peux pas rester sans sécu en France en étant étudiant.e.
CEPENDANT. Si tu n'as pas 19 ans avant telle date et que tes parents font partie d'une certaine PCS (Professions et Catégories Socio-professionnelles), tu dépends encore de la sécu de tes parents. Donc pas d'inscription pour toi.

Le choix de la sécu

Tu as généralement deux sécus devant toi:
- la sécu régionale. Exemple: la SMERRA en Rhône-Alpes. L'avantage est que tu galèreras un peu moins pour avoir quelqu'un au bout du fil.
- la sécu nationale: la LMDE. L'avantage est que si tu changes de région lors de tes études, tu ne galèreras pas au niveau administratif à transférer ton dossier etc.

La souscription

Tu remplis une petite feuille sympathique après la réunion, tu la rends aux mesdames et messieurs les étudiants de la sécu que tu as choisis, qui te donnent un petit papier pour te connecter sur internet une fois que tu auras reçu ton attestation d'affiliation.

Note 1: la souscription est payante. D'un montant de 100 et (beaucoup) plus il me semble. Pour les boursiers, elle est gratuite.

Note 2: si comme moi, tu n'as reçu ni identifiants ni attestation au bout de 1 mois, déplace-toi au centre de la sécu le plus proche de chez toi (c'est sûrement celui qui t'est attribué). J'ai passé un an (en hypo) dans l'illégalité la plus totale, sans sécu, alors que j'avais effectué toutes les démarches...

/!\ ne pas oublier de mettre à jour ta carte vitale en allant dans les pharmacies, les établissements spécialisés (ou éventuellement le centre de ta sécu).

Le problème des sécus étudiantes (subjectivement parlant)

C'est qu'il y a beaucoup (trop) d'étudiants (pour le système actuel de la sécu étudiante) et que c'est un gros bordel (si je puis me permettre). Surtout à la LMDE (où je suis, et si je puis me permettre). Les sécus étudiantes sont gérées par des étudiants, les papiers et les dossiers volent dans tous les sens, le téléphone sonne non-stop (et parfois ils te répondent pas) et si tu veux aller au centre voir quelqu'un viens très tôt pour pas attendre 1h30.
Bon, très subjectivement, la sécu étudiante c'est la galère; et si vous voulez tout savoir, l'argent des sécus étudiantes vient de la sécu normale.

Par contre dès que tu as ton attestation et que ta carte est rechargée c'est super, tu es remboursé.e et la roue tourne.

La mutuelle

Tu peux souscrire à la mutuelle de la sécu étudiante que tu as choisis, mais je ne sais pas par quel miracle et jusqu'à je ne sais quand, tu peux rester sur celle de tes parents.
(Oui l'administratif et moi ça fait 58.)


Le mot de la fin:
je sais que la prépa ça bouffe, mais si tu es en train d'étouffer dans ta morve, va chez le médecin. Et tu seras à nouveau en pleine forme. Sinon tu seras fatigué.e et tu vas mourir en prépa.