dimanche 20 décembre 2015

Up: le CELSA a enfin sorti ses dates !

Rappel: l'entrée au CELSA se fait soit en L3, soit en M2.
Les dates suivantes sont celles du concours de L3 (l'entrée en M2 se faisant sur dossier + épreuve orale, les dates sont consultables ici).

OMG

Les dites-dates, consultables ici: clique.

Pour résumer, les dates pour l'entrée en 2016/2017, en L3 :

Les inscriptions se font du 16 janvier au 8 mars.
Les inscriptions via la BEL se font du 16 janvier au 8 février.
(Qui dit inscription dit dossier à envoyer, envoi compris entre ces dates)

Les épreuves écrites sont le samedi 2 avril.

Les résultats d'admissibilité (hors BEL) sont le 19 mai, 16h.

Les épreuves orales sont entre le 24 mai et le 10 juin.
(pour les BEL: fin juin début juillet)

Les résultats d'admission sont le 11 juillet.

Moi quand j'ai vu les dates.

Pour l'explication du gif (l'image animée ci-dessus), oui, j'ai eu un moment de panique, car:
- le concours du CELSA est en plein milieu de mon stage
- le concours du CELSA est le même jour que celui des IEP Lille et Lyon (Lille, que j'aurais aimé passer)

Au moins, ça m'aide dans le choix des concours de Sciences Po à passer !
Ci-joint les dates des concours d'entrée (écrits) en M1 des différents IEP accessibles en M1:
- Aix: ?
- Bordeaux: samedi 30 avril
- Grenoble: sur dossier (date: ?)
- Lille: samedi 2 avril
- Lyon: samedi 2 avril
- Rennes: samedi 14 mai
- Toulouse: samedi 9 avril

Ça peut toujours (vous) servir. À savoir que fut un temps où les sites des différents IEP étaient justes dégueulasses, on galérait pour comprendre ce qu'il se passait et quand, c'est pour ça que je résume ici les dates. Mais maintenant, ça va mieux, on trouve à peu près ce qu'on cherche.

Je reparlerai de tous ces concours dans le prochain article SIC (Si l'Infocom m'était Conté) !

Jeanne.



vendredi 18 décembre 2015

Up: c'est bientôt APB !




Bonjour aux ancien-nes, bonjour aux nouveaux-elles !
Vous êtes présentement sur un blog sur la prépa littéraire A/L d'une ex-2e année !

Voici un petit article spécial APB, pour rappeler deux-trois trucs élémentaires sur la prépa A/L avant de faire vos choix.
Mais n'hésitez pas à consulter la table des matières pour en savoir plus !


La prépa littéraire A/L, c'est quoi ?

C'est comme au lycée.
C'est un, deux, trois ans de ta vie à étudier des matières... littéraires.
C'est un cursus général, c'est-à-dire que tu apprends beaucoup de choses sur des thèmes qui, finalement, forment ton savoir, tes connaissances, ta culture, tout ce que tu veux, ce qui te servira plus tard.
A/L se distingue de B/L: A/L est strictement littéraire, tandis que B/L étudie aussi les maths et les SES (Sciences Économiques et Sociales).
C'est dur, long, et difficile, mais ça peut être passionnant.

La prépa littéraire, c'est pour qui ?

C'est pour toutes celles et ceux qui se sentent concerné-es par la littérature, le latin, l'histoire, la géographie..., qui ont envie d'étudier ces matières.
C'est pour toutes celles et ceux qui ont le niveau requis par la prépa demandée. (Qui ne tente rien n'a rien...)
C'est pour toutes celles et ceux qui n'ont pas peur du travail, des dissertations, du théorique ou des remarques acerbes.

La prépa littéraire, c'est pour quoi ?

C'est pour (à la base) intégrer l'ENS Lyon ou l'ENS Ulm (à Paris).
C'est pour devenir professeur-e ou chercheur-e.
C'est pour acquérir une très bonne culture générale et une très bonne méthode et ensuite, grâce aux ponts entre les domaines, quitter la prépa et intégrer un autre cursus  (ex fac d'anglais, Sciences Po, école de traduction, école de commerce...). Note: les résultats ne dépendent que de vous. Les autres cursus peuvent être accessibles par concours, sur dossier...


J'insiste encore et toujours sur le choix de la prépa.
Après avoir lu ce blog, vous vous direz peut-être "ça a pas l'air si horrible, easy". Et bien si, ça l'est. Je l'ai seulement assez bien vécu, et j'ai eu la chance d'être dans une "petite" prépa qui met pas trop la pression (style un classement des élèves par semaine). Il faut donc bien faire la différence, quand vous classerez les prépas que vous demandez, entre "petite" prépa et "grosse" prépa. Il faut bien savoir ce que vous attendez d'une prépa: si ça ne vous gêne pas de vous investir dans votre travail à 300% et d'être sous pression H24 pour réussir au concours, ou si vous préférez avant tout évoluer à votre rythme et acquérir trois tonnes de connaissances !


Voilà, petit résumé qui, je l'espère, sera utile à celles et ceux qui découvrent le blog !
Je suis encore et toujours disponible pour plus d'infos, bien entendu.
Jeanne.



PS: surtout, pour l'inscription sur APB, ne paniquez pas. Le site est beau, propre, simple, compréhensible, si vous saviez, c'est beaucoup mieux qu'à mon époque (on dirait que j'ai 80 ans en disant ça).

PPS: pour les préparationnaires, j'ai oublié de vous dire, mais les inscriptions sur la BCE ont bien commencé le 10 décembre ! (et se termineront le 10 janvier as usual)

PPPS: bonnes révisions à tout-es celles et ceux qui ont leurs partiels ou leur concours blanc à la rentrée ! Hahaha. (Comme moi, quoi...)


En attendant APB,
je vous souhaite de passer de bonnes fêtes de fin d'année !

Je vous sors la blague maintenant, comme ça, ça sera fait.


lundi 30 novembre 2015

SIC #3

Si l'Infocom m'était Conté

Rappel: je parle de ce que je connais.



Épisode 3, contexte : c'est bientôt Noël !

La fac

Ah, chers internautes, si vous saviez comme c'est fatiguant d'aller deux fois par semaine en cours. Je m'explique : on finit par s'habituer et se complaire à larver chez soi, alors quand il s'agit de se lever pour 8h... y'a pas beaucoup de répondant, si vous voyez ce que je veux dire.

Cependant, cela ne m'empêche pas de travailler, au contraire ! Le seul problème c'est que je ne travaille que sur une seule chose : la note d'intention de mon mémoire.
La note d'intention, c'est un peu le truc qui te prend la tête, surtout quand ton prof référent a une vision assez ambitieuse de cette même note, du genre : "votre note est vo-tre mé-moire ! C'est le plus gros, après, c'est que de l'écriture ! Ah, et puis, il faut que deux entretiens soient réalisés ! Minimum ! Et je dois lire au moins 10 pages !"
La note d'intention, c'est en effet une note explicative sur tout ce que tu vas expliquer dans ton mémoire et comment t'y es parvenu-e. En gros, tes recherches doivent être finies.
La mienne (de note d'intention) est à rendre dans deux jours, c'est-à-dire mercredi qui arrive (nous sommes lundi). C'est un peu le rush, mais je suis dans les temps ; forcément, à avoir bossé que là-dessus depuis la rentrée de novembre...

En résumé, la seconde moitié de mon premier trimestre s'est déroulée tranquillement autour de mon mémoire : lecture, recherches, entretiens. Surtout recherche de personnes à interroger.
J'ai donc délaissé tout ce qui est :
- rédaction de lettres de motivation pour le stage
- révision de partiels
et je n'aurais peut-être pas dû. Non pas qu'une lettre de motivation soit très longue à rédiger, mais c'est plutôt les partiels qui m'inquiètent, parce que, comme tout le monde le sait, qui veut profiter un minimum des vacances de Noël n'a pas le temps de réviser pendant ces-dites vacances. Or, cette chère université qu'est Jean Monnet (tu sens l'ironie ?), n'ayant pas trouvé de prof pour mon option numérique, ni en septembre, ni en octobre, ni en novembre, a fini par nous trouver un prof (ou plutôt : mon prof référent nous a trouvé un prof) qui n'est disponible que la semaine de révision, du 14 au 18 décembre. La semaine de révision. Celle juste après la semaine rattrapage de cours, qui est faite pour rattraper les cours. C'est donc ainsi que BK. partira pour 26h de cours en 4 jours au lieu de réviser.

Cela dit, la manière dont le prof envisage l'option est plutôt intéressante (oui, on a eu un cours quand même, la semaine dernière), ça vaut le coup : je suis là pour ça, merde.
Et puis, les révisions, tant pis, je les ferai la semaine d'avant, et j'aurai tout oublié à la rentrée !

(Je rigole, bien sûr que je vais apprendre mes cours par coeur et lire 3000 livres en deux semaines.)


Le CELSA et autres orientations

Ben, en fait, j'ai rien fait, puisque je bossais mon mémoire.
Je surveille juste H24 les dates d'inscription et de concours. Et je regarde ma bibliographie en me disant qu'il faut que je m'y mette.

Par contre, je me pose pas mal de questions quant à l'orientation. Mon souhait s'assimile au métier de chargé-e de com : j'aimerais travailler au sein des institutions en tant que, mmh... "médiateur" entre le public et l'institution. Un-e chargé-e de com dit-e externe quoi. (En gros, un chargé de com cible quelle population pour tel projet, il analyse un peu tout ça.) (En super très gros.)
C'est entre-autre pour cela que je vise le CELSA et sa licence Communication des entreprises et des institutions. Et que je regarde Sciences Po qui propose pas mal de formations par rapport aux institutions.
Cependant. Je découvre l'infocom cette année. Je découvre un peu ce qu'est le numérique. Qu'est-ce qui m'intéresse, au fond ? Est-ce que le métier de chargé-e de com m'intéresse toujours autant ? Qu'est-ce que je fais du numérique, qui m'intéresse aussi ? C'est un peu tout ça dans ma tête, et ça serait bien que j'éclaircisse ce problème.



En résumé, à un mois et des poussières des partiels et à quelques semaines des vacances :

Mon quotidien de fac n'est pas bien passionnant, surtout que je suis à peu près absolument pas l'actualité des assos. Je bosse tête baissée, j'ai comme qui dirait pas trop l'impression de profiter de mon année en tant qu'étudiante, mais s'il faut ça encore un an pour "réussir"... L'important est de pouvoir et d'arriver à faire ce que l'on espère voir se réaliser ! (Ce que l'on a envie donc, mais tourné dans le sens "envie par rapport à mes études et mon orientation".)

Jeanne.



jeudi 12 novembre 2015

SIC #2

Si l'Infocom m'était Conté

Rappel: je parle de ce que je connais.



Épisode 2, contexte: rentrée de novembre

La fac

La reprise est dure, si dure, on s'habitue tellement à ne rien faire... (en réalité j'ai beaucoup travaillé pour mon mémoire.)

Ce qui me vient à l'esprit:
on les sent bien passer, les 2/3 de travail personnel. (Selon mes profs, leurs cours représente 1/3 de notre travail, les 2/3 autres, tu te démerdes royalement.) Je n'ai jamais autant lu de livres scientifiques qu'en fac -j'en venais à culpabiliser par rapport à la prépa, mais en fait, c'est normal, vu que le cours de fac ne suffit absolument pas à assouvir ta soif de connaissance. Pas le temps, de toute façon, qu'est-ce que vous voulez faire avec un CM de 18h/semestre ?
En soi, c'est pratique, parce que ça te permet de fouiner un peu partout. D'aller là où tu veux et de trouver intéressant ce que t'as envie de trouver intéressant. Mais pour les pauvres petit-es ex-préparationnaires comme moi, qui ont l'habitude d'être porté-es par les profs de prépa, c'est pas évident ! On s'habitue vite, mais il ne faudrait pas l'oublier: il faut aller vers les profs.

Ensuite, encore et toujours un magnifique problème d'administration (comme dans toute bonne fac qui se respecte je crois), comme des profs de langue vivante pas au courant qu'ils doivent faire des cours vraiment de langues et non spécialisés (rappel: je suis, ou du moins maintenant je suivais, des cours sur le cinéma -en anglais), dans le but de passer un exam à la fin du semestre (un partiel en fait, mais bon personne était au courant). Je râle, je râle, mais la fac, c'est pas que de l'administration, n'ayez crainte. Mais un peu quand même.

Ensuite, petit paragraphe spécial mémoire:
un mémoire, ça parait énorme vu comme ça; et ben, rassurez-vous, ça l'est. Je ne vous développerais pas toute la méthodo parce que c'est pas très intéressant (toutefois si vous voulez savoir à quoi ça ressemble et à quoi ça sert, je peux peut-être vous éclairer si vous le souhaitez), mais un mémoire, en gros, c'est 80 pages de réflexion qui te dépasserait presque. Et surtout, un mémoire, c'est une note d'intention (sujet de mon stresse intense du moment), c'est-à-dire un joli document d'au moins 10 pages (en L3) qui raconte ce que tu veux faire (objet, terrain, problématique, méthodo). Pi encore, une note d'intention de mémoire, c'est une date de rendu, qui se rapproche très dangereusement et très rapidement, et qui te fait penser que t'es pas allé-e aussi vite que tu l'aurais cru.
Mais c'est tout à fait gérable !


Le CELSA et autres orientations

J'avais dit au SIC#1 que je vous parlerais de ma stratégie de préparation de concours du CELSA. Finalement j'ai pas tant avancé que ça pendant les vacances parce que c'est un peu tôt pour s'entraîner aux disserts (je suis tombée sur cette image faite par les MISC du Celsa (ce sont les M2 Médias Informatisés et Stratégies de Communication) --> clique).

Donc pour le CELSA, ce fut vite fait.

Ensuite, je me suis un peu plus renseignée pour Sciences Po (les IEP donc). J'ai tellement pas confiance en ces écoles que ce fut douloureux de se rendre compte qu'il y avait des masters intéressants. (La communication dans les années 2010, ou comment être un mouton...)

Puis, dernier plan de secours: la fac. J'ai regardé ce que la mienne proposait au niveau master, ainsi que celles de Lyon 2 et Lyon 3 (pas trop loin quoi).

En résumé j'ai beaucoup mis mes idées au clair, à savoir:
pour le CELSA:
- définir concrètement les épreuves
- télécharger les annales et jeter un coup d'oeil
- faire une biblio
- faire une liste des journaux/radios anglaises et américaines à suivre et chercher désespérément une newsletter globale
- checker les dates d'inscription au concours, les dates de concours etc... et attendre (toujours actuellement d'ailleurs)
pour les IEP:
- faire une liste des masters intéressants dans les différents IEP
- checker les dates d'inscription au concours, les dates de concours etc
- checker le prix (aïe) (aïe aïe aïe)
- rager parce que les concours de Lyon et de Lille sont à la même date
- attendre les dates d'inscription aux concours pour connaître les thèmes de la dissert
pour la fac:
- faire un topo des masters intéressants pas trop loin de chez moi
- déprimer en me disant que peut-être j'allais rater ma vie



En résumé, à deux mois de la rentrée et à deux mois des partiels:

Je suis toujours aussi perplexe et partagée entre la volonté de réussir et partir de ce système de fac et l'envie de profiter à 100% de cette année, au niveau culturel, social, etc etc; parce que c'est pas tous les ans qu'on peut en même temps suivre des cours, préparer des concours, et sortir à côté. Il faut pas faire la tronche pendant deux ans et attendre, parce qu'après, il sera trop tard !

Jeanne.


vendredi 23 octobre 2015

SIC #1

Suite à quelques mûres réflexions et un compteur de visite constant, je vous présente la nouvelle rubrique, joyeux mélange de "La fac ce micmac" et de "Up !". Et du principe du blog.

Note de haut d'article:
"La joyeuse vie de BK. en prépa" raconte mon périple en prépa. Maintenant, c'est fini, alors je pourrais complètement délaisser ce blog. Cependant, j'ai décidé d'écrire un article de temps en temps pour donner quelques infos, renseignements, conseils, astuces... comme les articles sur la prépa, mais en fac ! Si tu es un.e nouvelle visiteur.se et que la fac ne t'intéresse pas, n'hésite pas à consulter la table des matières pour trouver ce que tu cherches !



SIC, donc. Pour (l'adverbe latin) "ainsi", pour "Sciences de l'Information et de la Communication", et pour "Si l'Infocom m'était Conté" (comment ça je vais chercher loin ?).

Si vous êtes nouveaux.elles et que vous souhaitez comprendre les articles SIC, je vous conseille de d'abord lire les articles La fac ce micmac, à retrouver dans la table des matières !

Étant donné que je ferai un article de temps en temps, ces articles seront longs, très longs (je m'en excuse à l'avance)...  accrochez-vous bien ! Je ferai le maximum pour être claire et précise (mais pas concise...) !


Épisode 1, contexte: premières vacances.

La fac

J'ai beau avoir très peu d'heures de cours, je les attendais, ces vacances. Sûrement que travailler peu donne plus envie de dormir. Mais commençons par le début.
La dernière fois que j'ai parlé de la fac, j'étais enfin devenue faqueuse. Après 7 semaines de cours, je peux vous dire que rien n'a changé, si ce n'est que 3 de mes CM (Cours Magistraux) sont terminés. Oui oui, terminés. 3 CM sur 5. Ce qui m'enlève joyeusement 8h de cours par semaine.
Et ce, jusqu'aux partiels, en janvier.

Petite parenthèse: à la fac, on parle en semestre, généralement délimité par les vacances de Noël en théorie, et par les partiels en pratique. À chaque semestre, tu valides (si tout va bien) 30 crédits (voir article: ici) et tu changes de cours. À savoir qu'il n'y a qu'une semaine de vacances pour chaque vacances scolaires, hormis celles de Noël. À savoir aussi que c'est en théorie, et qu'en pratique, à Noël, tu as plutôt un mois de vacances (entre la "semaine de rattrapage de cours", la "semaine de révisions" et les vraies vacances) -ce qui n'est rien comparé aux presque 4 mois de vacances d'été.

Bon, alors les horaires dans la fac où je suis (Sciences Humaines et Sociales (SHS), "département" Infocom, à l'Université Jean Monnet - Saint-Étienne) sont assez exceptionnels, il faut l'avouer. Une L3 tourne autour de 18-20h de cours/semaine. La mienne n'échappe normalement pas à la règle, cependant:
- pour mon option (numérique), un TD (Travaux Dirigés, 4h/semaine) n'a pas commencé
- les CM sont des formats de 12 ou 18h, à raison de 3h/semaine, faites le calcul, ça tient pas un semestre.
Ce qui me faisait à la rentrée autour de 15h/semaine, et maintenant... 7h30/semaine. (Avec le TD, quand il aura commencé, 11h30/semaine.)

La magnifique grille de la fac.
Semestre 5 et 6 car je suis en L3. Option 1 "approches du numérique".

Il s'agit donc d'occuper ces 40000h de temps libre/semaine.
Comme le ferait remarquer mon prof de sociologie, on n'a pas d'asso en infocom, pas de bde. À peine un en SHS. Ne pas compter donc sur les soirées étudiantes, à part si tu t'invites à celle des médecines.
Par contre tu peux compter sur les petites soirées posées, le ciné, la lecture, le dessin, tout ce que tu n'aurais jamais eu le temps de faire en prépa, mais surtout, tu peux compter sur tes devoirs.

Ça c'est moi qui le dit, parce que j'ai gardé la mauvaise/bonne pression de la prépa qui te fait travailler non stop (je réussis à continuer à faire des plannings, c'est dire). Je fiche, je lis, je refiche, je travaille mon mémoire, je vais à la Bibliothèque Universitaire (BU), je relis, je rerefiche... bref, j'ai l'impression d'être tout le temps en retard. Ce qui est vrai et pas vrai à la fois. Pas vrai, parce que non, je commence souvent très en avance les travaux à rendre, les livres et les cours à ficher. Vrai, parce que comme je commence très en avance, je me permets de prendre mon temps, et qu'au bout d'un moment... parfois, ça coince avec le travail du jour au lendemain. Et puis il faut l'avouer, buller, c'est tellement tentant...

Cependant, je n'ai jamais autant emprunter de livres que depuis que je suis à la fac. Une BU, c'est vraiment autre chose qu'un CDI. Et à Lyon, je n'allais jamais dans les bibliothèques, je commandais.
Tout ça pour dire que je suis contente d'avoir appris à lire en prépa. Et de retrouver Lejeune dans les rayons du secteur Arts, Lettres et Langues.

Bref, parlons peu (lol), mais parlons bien. Les cours.
- Théories, anthropologie et sociologie de la communication relient les 3 disciplines (euh, "théories" n'est pas une discipline, mais plutôt un cours d'histoire de la comm) à la communication. Y'a pas plus simple pour expliquer... (Ma formation de ES me sert tout à fait. Je pensais pas un jour re-bouffer du Bourdieu.)
- Sémiolotique... sémio... sociotique... adflflazfrjqs de l'image, cherchez pas, c'est "simplement" de l'analyse d'image, avec un petit cours sur l'histoire de la sémiologie.
- Culture de l'image, c'est... un cours... sur l'image... notre prof ayant choisi de retracer l'histoire de la photographie de 1929 à aujourd'hui.
- l'UE 2, c'est le mémoire
- l'UE 3, le TD d'option.
- Et la langue vivante, ben c'est la langue vivante quoi.

Je voulais aussi préciser quelque chose concernant le système de la fac (SHS info-com) où je suis:
on n'a pas le choix lorsqu'on s'inscrit aux cours. Il y a un emploi du temps pour tous, et une option, que pour le coup on choisit. Ce n'est pas le cas dans toutes les facs SHS des universités, et ce n'est pas le cas pour toutes les facs en général. Par exemple, à Lyon 2, en lettres modernes, lors de l'inscription, tu choisis les cours que tu veux suivre (premier.es arrivé.es...).


Le CELSA et autres orientations

Je prépare le concours du CELSA (clique pour accéder au site de l'école), une école de communication à Paris. Je vais peut-être chercher à préparer d'autres concours (je pense à sciences po, si c'est possible). Et dans le cas où je rate tout, il faut que je regarde les différents masters proposés. À défaut d'être acceptée dans l'un d'entre eux, je ferai un M1 à Jean Monnet et je retenterai le CELSA.
Enfin je vais un peu vite en besogne, mais voilà mes plans pour les deux prochaines années.

Le CELSA, donc, c'est la prestigieuse école de communication publique, qui est reliée à la Sorbonne. Autant vous dire qu'il y a beaucoup, beaucoup de candidats pour environ 15 places dans chaque licence.

Le CELSA, mon Saint Graal.

Tu peux y entrer en licence 3 ou en master 2. Il faut donc avoir minimum 2 ans d'étude pour tenter le concours. Il y a ensuite un âge limite pour le tenter. Par exemple, en L3, tu peux tenter le concours jusqu'à tes 23 ans, mais plus tu avances dans tes études (par exemple tu as ton M1 mais tu décides de rentrer en L3 et non en M2 parce que tu as fait des études de physique et que tu ne connais rien à la comm), plus l'âge limite pour passer le concours recule (dans cet exemple tu as jusqu'à tes 25 ans. C'est l'âge maximum pour concourir.).

Le CELSA propose 5 licences, autant de M1 + 2 formations qui commencent en M1, et autant de M2 que de M1 mais en plus spécialisé (voir les intitulés: ici). À noter que pour le M1, une des formations qui commence cette année est le master journalisme qui, contrairement aux autres formations, est accessible par concours en M1.

Ensuite, le concours: c'est un concours normal, première sélection par écrit puis seconde sélection par oral.
- pour l'écrit: 3 épreuves. Une commune à toutes les formations (question générale), une étude de documents spécifique à la formation choisie, et une d'anglais (essai + texte à trous).
- pour l'oral: un entretien et une compréhension d'anglais avec restitution et entretien.

À noter: on ne peut s'inscrire que pour une formation lors du concours. Logique, il y a une seule session, et tu peux pas passer deux épreuves en même temps.

J'hésite encore entre deux licences: "communication des entreprises et des institutions" et "médias et communication". Le métier de chargé de comm externe (ou responsable de la communication externe, clique pour accéder à la fiche métier de Studyrama) m'intéresse beaucoup, mais les médias aussi, et je pense que le numérique offre beaucoup plus de possibilités (et d'offres...) qu'un chargé de comm.

De plus, la L3 info-com me permet de découvrir ce qu'est la comm, et mes idées ont déjà changé par rapport à celles que j'avais avant d'y entrer. Voilà où j'en suis dans la préparation du concours, dans une sorte d'impasse réflexive où trois orientations ayant autant de rapports entre elles qu'elles n'en ont pas s'articulent.

Donc, pour faire avancer le schmilblic, j'ai acheté un beau et gros cahier où un côté sert à préparer le concours du CELSA, et l'autre à mettre au point mon orientation. Je compte commencer à m'en servir pour de vrai la semaine prochaine (les vacances c'est fait pour ça, non ?).

Je referai alors certainement un article pour expliquer en détail ma stratégie de préparation du concours ! (Parce que là, cet article commence à vraiment être trop long !)


En résumé: rupture avec la prépa ?

Mes premières semaines en fac sont plutôt passées crème. Je peux pas me plaindre, ce ne sont pas les cours qui me fatiguent. Je les trouve aussi intéressants que nuls. Les CM, c'est très théorique, j'ai l'habitude, mais l'autonomie dans le travail, j'ai moins l'habitude. C'est toi qui doit aller chercher les bibliographies (auprès des profs, ou de toi-même), trouver une méthode de travail, etc etc. Je suis donc encore un peu perdue et, même si je sais que j'ai fait le bon choix en allant en fac d'info-com, je spleen toujours un peu (beaucoup) en pensant à la prépa, et après que je suis allée faire un saut à Lyon voire mes potes des deux dernières années. Je regrette vraiment l'ambiance de la prépa, très particulière et très intimiste, comparée à celle de la fac où tu croises 3 fois par semaine des visages que tu reconnais vaguement et dont tu sais que tu connaitras jamais le prénom. Ce qui n'arrange rien, et qui est pourtant très utile, c'est que je retrouve beaucoup d'auteurs ou de notions évoquées en prépa dans mes cours d'infocom. Je retrouve donc avec plaisir les textes que j'ai haï l'année dernière, ce genre de trucs. Et ce dont je me rends de plus en plus compte, c'est que tout ce que j'ai appris en prépa, je l'ai assimilé, et que ça peut me servir à tout moment. Et franchement, ça fait du bien de se dire que, même en ayant été nulle en prépa, j'ai assimilé plein de choses en tant que réflexes que je reproduis en fac (autant par rapport aux choses apprises qu'aux méthodes de travail, d'analyse, d'écriture, et j'en passe et des meilleures).
J'avance donc en étant intéressée tout en rechignant vaguement.


À bientôt !
Jeanne.

samedi 3 octobre 2015

Fin et autres précisions informativement finales




Après 7 mois et 23 jours, BK. quitte définitivement la prépa et va en paix.

C'est un peu perturbant, faut l'avouer; bkhagne est mon premier blog a avoir eu un objectif réel, celui de vous raconter la prépa littéraire, et c'est aussi le premier blog que j'ai aimé tenir régulièrement.

Sans (trop de) grandes pompes, voici l'annonce:

le blog s'arrête ici.




Cependant, il reste en ligne; qui sait, malgré la réforme du collège et la disparition des langues anciennes, ce blog ne sera peut-être pas à côté de la plaque tout de suite !

Pour celles et ceux qui viennent pour la première fois ici-bas, n'hésitez pas à parcourir la table des matières ! Pour toutes et tous, n'hésitez pas à me contacter pour plus d'informations sur la prépa, sur Edouard Herriot, si vous avez des questions sur votre orientation... je ferai le maximum pour vous aider, car si je quitte la prépa, elle est toujours bien présente dans ma tête et l'orientation au centre des mes réflexions !
Vous pouvez me contacter par commentaire, ou en envoyant un message sur ma super page FB: Beedee Klinghy.

Note: c'est vrai que j'ai beaucoup insisté sur le fait que j'allais donner des infos sur Edouard Herriot, le lycée où j'ai fait ma prépa; cependant c'était surtout des infos administratives et organisationnelles. J'ai eu un peu de réticence à parler de l'ambiance, des profs et de l'administration directement, juste parce que je ne peux pas dire "tout et n'importe quoi". Si vous voulez des infos concernant tout ça, contactez-moi ! (J'insiste beaucoup parce que certain.es l'ont fait et c'était bien sympa et utile de parloter !)

Dernière précision: je ne pense pas tenir un blog sur la L3 infocom ou sur la préparation au concours du CELSA (oui certain.es m'en ont parlé). Je n'en vois pas l'intérêt contrairement à la prépa, mais, une fois de plus, je suis ouverte à toute question sur l'infocom, la L3, la fac, les ponts entre la prépa et la fac, etc !

Note 2: les différences entre la prépa et la fac que vous pourrez constater dans la vidéo à la fin de l'article... sont réelles. En L3 notamment, il n'y a VRAIMENT pas beaucoup d'heures de cours.



À bientôt peut-être dans le long tunnel que sont les études !

Jeanne.


PRÉPA VS FAC
(Évidemment la Jeanne de la vidéo n'est pas moi)



Le concours LYON (oral) + "l'approche des sciences humaines"

Voici le dernier article concernant la prépa, pas le plus passionnant, mais néanmoins intéressant.



L'oral

Il se passe logiquement après les résultats des écrits (début juin): tu choisis des dates de passage (dans la limite des places disponibles) qui peuvent aller jusqu'à début juillet. Les résultats ainsi que les notes de l'ensemble de ton concours (écrit + oral) te sont communiqués mi-juillet.
À noter que pour ceux qui ne passent pas l'oral, les notes arrivent par mail quelques deux semaines après les résultats (voir article pour plus de détails: ici).

Les matières

Tu n'en passes "que" 3:
- le français
- ta spé
- ton option d'oral: le cours de civilisation (anglophone le plus souvent) ou le latin.

Développons un peu tout ça.
En français, pas de surprise, l'explication de texte (sur un extrait d'une des oeuvres au programme) te passionnera. Normalement tu t'es entraîné.e toute l'année, reste plus qu'à prier de tomber sur un bon extrait... (logique de loser)
En spé, même principe qu'en français, soit tu tombes sur un extrait d'une oeuvre étudiée  que tu expliques (théâtre) ou que tu compares avec un autre extrait d'une autre oeuvre étudiée (lettres mo), soit tu tombes sur un article/extrait que tu ne connais pas et tu te démerdes (langues), soit tu étudies une carte et un texte historique (histoire-géo), soit... c'est de l'oral, quoi.
L'option d'oral: que ce soit en civi ou en latin, tu étudies un texte que tu ne connais pas. En civi, il sera lié à l'actualité (ex anglaise et américaine pour l'anglais civi): tu devras présenter l'article, le résumer, puis faire 2 parties. En latin, avec beaucoup de chance tu tombes sur un texte que tu as déjà traduit, sinon tu traduis. Easy. (Non.) Note: le latin suit un programme qui commence dès l'hypokhâgne. Pour moi, c'était "la famille".

S'ajoute à tout ça
"L'approche des sciences humaines"

Keskecé ? C'est un ensemble d'ouvrages divers et variés qui te permet de sortir un peu de la littérature et de voir si t'as réellement un cerveau ou non.

Le jury

À Herriot, on a eu des conférences par différents profs tout au long de l'année, ce qui a permis d'introduire les oeuvres, de les comprendre, et d'avoir une base de réflexion en plus de notre lecture. Faite avant la conférence, bien sûr. (Dois-je préciser que je n'ai lu aucune oeuvre dans son intégralité ?)

Pour cette épreuve, c'est pas sorcier, il s'agit de connaitre l'ouvrage et l'auteur, de sorte que quand le jury te donne un extrait, tu puisses le commenter.

Le programme 2014-2015 (celui de 2015-2016 étant dispo sur le site de l'ENS):
- Daniel Arasse, Histoire de peintures
- Simone de Beauvoir, Le deuxième sexe
- Pierre Bourdieu, Langage et pouvoir symbolique
- Edward Saïd, L'orientalisme
- Jean Starobinski, Le remède dans le mal
- Jean-Pierre Vernant, Les origines de la pensée grecque

L'entraînement

J'en ai déjà un peu parlé (dans cet article: ici), mais histoire de faire une piqûre de rappel: après les écrits, tu as un peu de vacances, puis tu reviens en cours pendant environ un mois où tu n'as que les matières présentées à l'oral. Les passages des élèves s'enchainent, des oraux type se mettent en place, etc etc. Pareil pour l'approche des sciences humaines, des créneaux sont prévus pour les élèves qui désirent s'entrainer et les autres élèves peuvent assister à l'oral.
Car oui, les oraux de l'ENS sont publics.

Ensuite, une fois les résultats de l'écrit tombés, les 92% de raté.es peuvent partir en vacances, tandis que les 8% qui recevront le respect de leurs professeur.es enchaineront les kholles avec ces mêmes professeur.es.

 Toi quand tu pars de la prépa pour toujours


vendredi 25 septembre 2015

La fac de micmac: épisode #3

 #3: je suis faqueuse


Oh.

Autant vous dire que je suis contente et sceptique à la fois.
J'ai tellement de choses à dire que je vois même pas comment articuler cet article.

Le passage de la prépa à la fac
Rappel: (je peux enfin le dire:) je suis en L3 information-communication.

Dure transition qu'est la mienne, entre la satisfaction d'étudier quelque chose qui m'intéresse, le doute d'étudier quelque chose que je ne connais pas, et le manque de la prépa.
Le changement est quand même assez brutal: je comprends les cours, mais le fonctionnement, la manière de faire des professeurs, les relations, les emplois du temps en ligne, tout ça est nouveau pour moi. Je suis partagée entre le "je peux réussir" et le "qu'est-ce que je fous là".
Je ne dis pas que les études de texte français me manque, mais je suis pas sûre que le mémoire soit quelque chose de plus accessible à mon niveau (mais je vais en reparler).
La principale différence est l'ambiance générale: l'université, ta fac, ta discipline, ta promo. Ça fait beaucoup de gens que tu ne connais pas et qui sont différents de toi. Beaucoup de gens qui n'ont pas forcément le même âge que toi, pas forcément les mêmes centres intérêts que toi, pas forcément la même culture que toi. Vous me direz, c'est comme ça à chaque fois que tu rencontres des gens; mais non. Là je sors d'un groupe social que j'ai connu pendant deux ans, et qui n'était pas si différent que celui que j'ai connu au lycée; les rencontres que j'y ai faites étaient les rencontres, celles auxquelles je suis toujours attachée, celles que c'était "à la vie à la mort" tout de suite en cinq secondes (non, cette proposition n'est pas française).
En fac il y a une certaine distance (surtout pour ma licence qui commence en 3e année): on vient d'horizons différents, et faut qu'on trouve l'envie et l'utilité de se parler. Il faut qu'on parle.
Autant vous dire que quand on est un peu renfermé ou timide, c'est la galère.

Toi quand tu hésites à te jeter à l'eau.

L'atout. Le gros, gros atout de la prépa en fac. C'est savoir travailler. /!\ je ne dis pas que les non-préparationnaires ne bossent pas, loin de là.
Tu n'as que 3 jours de cours dans la semaine (true story) ? Tu passes ton temps à ficher les cours et à lire. Tu n'as pas été informé de la dernière soirée chez Marc-René ? Pas grave, ça t'a permis de bosser ton mémoire. Tu as raté un CM ? Pas grave, t'avais déjà lu le livre résumé dans le cours.
Vous voyez l'idée.
L'inconvénient c'est que j'ai l'impression, tout le temps, d'être en retard et de pas assez travailler. Les partiels sont en janvier. Les notes de lecture pour dans 5 semaines. C'est un autre rythme, la fac, faut du temps pour s'habituer... beaucoup de temps. /!\ à noter que c'est le cas pour pas mal d'étudiants qui viennent de BTS et d'IUT, où les emplois du temps sont aussi très chargés et où il y a beaucoup de pratique pour peu de théorie.



L'université

Je ne sais pas pourquoi ce paragraphe est en fait, puisque j'ai déjà parlé de l'université dans les épisodes 1 et 2. Le truc drôle à retenir c'est la différence entre université et fac: l'université, c'est l'institution, l'établissement, et les facultés, c'est les secteurs, les composantes de l'université.
Le truc moins drôle à retenir c'est qu'une université, c'est très grand, ça accueille énormément d'étudiants, ce qui est difficile à gérer au niveau administratif. Et vas-y que je téléphone à ce bureau, qui me renvoie là, qui me dit d'envoyer ça à tel bureau, qui...

Ce qui me permet de faire la transition avec:
l'inscription ! Plus connue sous le nom de casse-tête-de-première-épreuve-d-entrée-en-fac (ça vous avait manqué, hein.)
L'inscription, donc: après avoir rempli tes 18 dossiers et envoyé 3000 documents, il faut t'inscrire. C'est-à-dire, à Saint-Étienne, passer à la scolarité de ta faculté, puis aller à la Maison de l'Université, qui te fait passer à un guichet qui vérifie tes documents, puis à celui de la sécu étudiante que tu as choisis, puis à celui qui t'inscrit dans la base de données, puis par celui qui encaisse ton chèque, puis par celui qui imprime ton certificat de scolarité, puis par celui qui te donne ta carte étudiante. (Je suis pas sûre que ce soit beaucoup plus simple dans les autres universités...)
À noter: parfois il y a inscription pédagogique (aux cours), où je suis c'est le cas. T'es pas forcément au courant de son existence alors qu'il y a une date limite, alors renseigne-toi bien (pas comme moi as usual) !

Et c'est bon, te voilà faqueux.se. 


La fac d'infocom (qui appartient généralement à la fac des Sciences Humaines et Sociales -SHS- ce qui fait de l'infocom un département, m'enfin bref)

L'infocom, l'infocom. Le truc impossible à définir que je découvre encore à chaque cours (depuis 3 semaines maintenant).
Tout dépend des facs; celle de l'Université Jean Monnet (UJM) à Saint-Étienne commence en L3, les cours (CM -cours magistraux- et TD -travaux dirigés) sont donc assez généraux, entre-autre parce que les étudiants viennent de formation très différentes (BTS communication, GACO, tech de co, fac d'art pla, d'anglais, prépa littéraire (je me demande qui a fait ça dans ma promo)...).
Quoiqu'il en soit, en L3, ton emploi du temps tourne autour de 20h de cours/semaine. Les CM tournent autour de la définition de la comm: ses théories, son approche via la sociologie et l'anthropologie... Je remercie la prépa pour m'avoir formée à ce genre de cours théoriques incompréhensibles dans leur complication. /!\ pour une formation qui commence en L3, les cours sont généraux. Ce n'est pas le cas des formations qui commencent en L1.
Pour ce qui est du mémoire, j'avoue trouver ça très, très dur; peu de pratique et d'enquêtes en prépa, ça prépare vachement à la méthodo du mémoire... c'est intéressant et ça change, mais ça fait peur aussi. À noter qu'en L3 les profs donnent plus d'importance à la méthodo qu'au résultat (du moins c'est ce qu'ils disent...).
Quant aux TD, ils dépendent des facs. À l'UJM ils dépendent des 3 options proposées (journalisme-évenementiel-numérique).

Parlons donc un peu plus précisément de la L3 infocom à l'UJM.
On est 40, divisé en 3 options, c'est plutôt posey. Je suis dans l'option numérique. Pour l'instant ça, me plait, je comprends la partie théorique, mais comme dit dans le premier paragraphe je doute un peu de mon choix d'étude (la littérature me manque-t-elle autant ??).
Je ne vais pas m'étaler pendant 30 ans sur la description des cours, des profs, des gens, des toilettes et des salles de cours parce que tout le monde s'en fout, mais si vous voulez des infos, vous savez où me trouver (commentaire, page FB) !
Les particularités de cette L3:
- la formation commence en L3
- il y a un mémoire à faire
- il y a un stage à faire
- elle est sélective
et c'est un atout, car 40 pour une seule promo, je sais pas si vous vous rendez compte, mais c'est moins qu'en hypokhâgne. Beaucoup moins que les sociologues. Beaucoup, beaucoup moins que les sciences de l'éducation. Tellement moins que dans les pétitions qui circulent sur internet pour régler les problèmes de moyens de la fac SHS de l'UJM, on n'est pas dedans (clique: pétition).

Je suis faqueuse.
C'est partie pour une année intense.

lol
Jeanne.


Avancée de la mutation post-khagnâle en fac: 100%
Dossier de candidature envoyé à Jean Monnet Infocom 
Admission à Jean Monnet 
Inscription à Jean Monnet :
- passage au secrétariat 
- puis à la maison de l'université 
- puis au secrétariat x --> pas besoin finalement
Dossier de candidature envoyé à Lyon 2 Lettres mo 
Admission à Lyon 2 
Inscription à Lyon 2 x --> étape supprimée !
Équivalences validées 
Dossier de transfert récupéré (quelque part sur Internet, mais appeler le secrétariat pour demander est plus simple) 
Dossier de transfert envoyé à la fac (de départ) 
Dossier de transfert envoyé par la fac (de départ à la fac d'arrivée) 


samedi 12 septembre 2015

Joyeux topo administratif: la sécu


Avant que ma mémoire de préparationnaire ne soit complètement effacée, voici enfin l'article sur la sécurité sociale !

Normalement, tu as une réunion pour la sécu étudiante au début de l'année (d'hypo, de khâgne et de khûbe). Les différentes sécus viennent prêcher pour leur paroisse et à l'issue de cette réunion, tu souscris à la sécu de ton choix.

Devoir s'inscrire à la sécurité sociale étudiante ou non

S'inscrire à la sécurité sociale est o-bli-ga-toire. Tout simplement parce que tu peux pas rester sans sécu en France en étant étudiant.e.
CEPENDANT. Si tu n'as pas 19 ans avant telle date et que tes parents font partie d'une certaine PCS (Professions et Catégories Socio-professionnelles), tu dépends encore de la sécu de tes parents. Donc pas d'inscription pour toi.

Le choix de la sécu

Tu as généralement deux sécus devant toi:
- la sécu régionale. Exemple: la SMERRA en Rhône-Alpes. L'avantage est que tu galèreras un peu moins pour avoir quelqu'un au bout du fil.
- la sécu nationale: la LMDE. L'avantage est que si tu changes de région lors de tes études, tu ne galèreras pas au niveau administratif à transférer ton dossier etc.

La souscription

Tu remplis une petite feuille sympathique après la réunion, tu la rends aux mesdames et messieurs les étudiants de la sécu que tu as choisis, qui te donnent un petit papier pour te connecter sur internet une fois que tu auras reçu ton attestation d'affiliation.

Note 1: la souscription est payante. D'un montant de 100 et (beaucoup) plus il me semble. Pour les boursiers, elle est gratuite.

Note 2: si comme moi, tu n'as reçu ni identifiants ni attestation au bout de 1 mois, déplace-toi au centre de la sécu le plus proche de chez toi (c'est sûrement celui qui t'est attribué). J'ai passé un an (en hypo) dans l'illégalité la plus totale, sans sécu, alors que j'avais effectué toutes les démarches...

/!\ ne pas oublier de mettre à jour ta carte vitale en allant dans les pharmacies, les établissements spécialisés (ou éventuellement le centre de ta sécu).

Le problème des sécus étudiantes (subjectivement parlant)

C'est qu'il y a beaucoup (trop) d'étudiants (pour le système actuel de la sécu étudiante) et que c'est un gros bordel (si je puis me permettre). Surtout à la LMDE (où je suis, et si je puis me permettre). Les sécus étudiantes sont gérées par des étudiants, les papiers et les dossiers volent dans tous les sens, le téléphone sonne non-stop (et parfois ils te répondent pas) et si tu veux aller au centre voir quelqu'un viens très tôt pour pas attendre 1h30.
Bon, très subjectivement, la sécu étudiante c'est la galère; et si vous voulez tout savoir, l'argent des sécus étudiantes vient de la sécu normale.

Par contre dès que tu as ton attestation et que ta carte est rechargée c'est super, tu es remboursé.e et la roue tourne.

La mutuelle

Tu peux souscrire à la mutuelle de la sécu étudiante que tu as choisis, mais je ne sais pas par quel miracle et jusqu'à je ne sais quand, tu peux rester sur celle de tes parents.
(Oui l'administratif et moi ça fait 58.)


Le mot de la fin:
je sais que la prépa ça bouffe, mais si tu es en train d'étouffer dans ta morve, va chez le médecin. Et tu seras à nouveau en pleine forme. Sinon tu seras fatigué.e et tu vas mourir en prépa.





Joyeux topo administratif: la fac, inscription post-prépa



Un petit article sur l'inscription en fac post-prépa parce que comme tout ce qui concerne la fac, ça peut être très simple ou très compliqué. Soit tu vas à la fac et tu restes dans la même formation, ou alors tu vas à la fac mais tu changes de formation, ou encore tu vas pas à la fac et... un plan s'impose.

I- tu restes dans la même discipline
a) tu es déjà inscrit.e à la fac par inscription parallèle
b) tu n'es pas inscrit.e à la fac

II- tu changes de discipline
a) tu vas à la fac
b) tu ne vas pas à la fac mais tu veux faire valider tes crédits ECTS (voir article: ici)

/!\ les systèmes d'inscription changent selon les facs, et le statut de prépa n'étant pas très reconnu, renseigne-toi bien sur les démarches à suivre !


Commençons donc par le grand un: tu restes dans la même discipline.

a) tu es déjà inscrit.e à la fac par inscription parallèle (voir article: ici)
Ce qui signifie que tu es référencé.e et que tu as un numéro d'étudiant à la fac.
Pour l'entrée en L2, généralement, il faut simplement se réinscrire. Tu as juste à aller sur le site de la fac, page "réinscription" et faire ce qu'on te dit de faire.
Pour l'entrée en L3, les facs demandent maintenant aux prépas de faire une "demande d'accès", c'est-à-dire un dossier de candidature. C'est la procédure normale: candidature, inscription et inscription administrative.
À savoir qu'en restant dans la même discipline et venant de prépa, tu peux te renseigner pour être dispensé.e de lettre de motivation ou ce genre de choses. C'est un peu comme une réinscription, sauf que tu dois déposer une candidature pour quelque chose que tu fais déjà...

Note: attention aux dates limites de dépôt de candidatures ! Il y a souvent deux vagues (fin juin et fin août), il s'agit de ne pas les rater...

b) tu n'es pas inscrit.e à la fac
Tu dois faire une demande d'accès. Pour le coup tu peux faire la lettre de motivation, ça peut être un plus s'il s'agit d'une licence sélective (nombre de places limité).

Note: comme tu quittes la prépa, il n'y a pas de dossier "spécial prépa" comme pour l'inscription parallèle. Il faut juste vérifier dans le dossier de candidature s'il est demandé si tu viens de prépa ou non (généralement oui); la demande du papier d'acquisition des ECTS certifié par la prépa te sera sûrement demandé lors de l'inscription administrative (une fois que ta candidature as été retenue).


Grand deux: tu changes de discipline.

a) tu vas à la fac
C'est là que les choses sérieuses commencent.
Il faut faire une demande de candidature dans la discipline où tu souhaites aller. Si tu ne changes pas de fac, normalement la fac se chargera de transférer ton dossier à la faculté choisie.
Cependant, si tu changes de fac (c'est mon cas), en plus de la candidature, il faut aussi que tu fasses valider tes crédits ECTS dans ta fac de départ. Si tu es au niveau L3, ça veut dire que tu dois déposer DEUX dossiers de candidature: une dans ta fac de départ pour tes crédits, une autre dans ta fac d'accueil. (C'est valable aussi si tu ne changes pas de discipline.)
--> Je vous invite à aller jeter un oeil à la fin du 3e article "La fac ce micmac", j'y résume les étapes pour changer de fac !

Une fois que tu es sûr.e d'être accepté.e dans ta fac d'accueil et que ta fac de départ a validé tes crédits ECTS, il faut demander un dossier de transfert à ta fac de départ (au secrétariat de la discipline que tu quittes): tu renvoies le document complété au même secrétariat qui va se charger de transférer ton dossier à ta fac d'accueil. Ensuite, tu peux t'inscrire administrativement dans ta fac d'accueil (seulement ensuite car souvent ils demandent la justification de ta demande de transfert).

Exemple: j'étais en lettres mo à Lyon 2, je suis en infocom à Jean Monnet Saint-Étienne. J'ai dû candidater pour infocom et pour Lyon 2, qui a validé mes crédits ECTS; ensuite, j'ai transmis ma demande de transfert au secrétariat des lettres de Lyon 2, qui enverra mon dossier à Jean monnet.
Voir les articles "La fac ce micmac"

b) tu ne vas pas à la fac mais tu veux faire valider tes crédits ECTS
Je ne sais pas trop à quoi ça sert de faire ça, parce que si tu ne vas pas en fac et que tu poursuis tes études ça veut dire que soit tu es pris.e à l'ENS ou tout autre grande école, soit tu recommences en première année en BTS ou en IUT; ça peut te servir si tu as khûbé (fait une troisième année de prépa) et que tu veux valider ta licence.
De la même façon que dans les autres cas, tu es obligé.e de faire une demande de candidature; si tu as khûbé, renseigne-toi car c'est différent, souvent tu dois venir passer quelques "oraux" en fac pour justifier ton niveau.

Note: dans le cas où tu as khûbé, les papiers seront sûrement, pour le coup, dans la section "CPGE/prépa...".


NB: pas de panique, les dossiers de candidature etc arrivent seulement mi-juin fin-juin en fac, une fois que les partiels sont bel et bien terminés. C'est normal qu'entre le 4 juin, date de ton début de vacances en khâgne, et fin-juin, il y ait un certain temps d'attente...

En conclusion: c'est compliqué. Mais on s'en sort. Il s'agit de se débrouiller. Mais c'est compliqué. Mais on s'en sort.



jeudi 10 septembre 2015

La fac ce micmac: épisode #2



#2: c''est la rentrée !


Ou: la pré-rentrée

Qui dit nouvelle université, dit nouveau lieu, dit repérages pour la pré-rentrée. Le plan du site de Tréfilerie de l'Université Jean Monnet (Saint-Étienne) m'a bien servi, jusqu'à ce que je me rende compte que l'amphi que je cherchais n'était pas à Tréfilerie.
Étape 1: faire du repérage pour ne pas stresser.

Arrivée sur les lieux, 8h, chercher l'amphi pendant 1/4h et trouver des gens aussi paumés que toi; entrer dans l'amphi et s'asseoir au hasard à côté d'une personne qui, par miracle, est dans la même faculté que toi. Ça va, on est tous pareils. S'enchaînent du blabla et du blabla, présentation du campus, du personnel, de l'administration... et la différence entre "université" (l'ensemble, Jean Monnet) et "faculté" (les composantes: LEA, SHS...). Puis encore du blabla, du blabla, du blabla. Du blabla.
Étape 2: apprendre la différence entre "université" et "faculté".

Revenir à 14h pour la réunion d'Infocom et être une petite 100aine dans la salle: "ben dis-donc ils ont pris beaucoup de L3 cette année !" (Rappel: la licence infocom de Jean Monnet Saint-Étienne commence en L3). Après la réunion générale, départ des M1 et M2: "en fait, c'est juste que y'avait plein de masters, parce qu'on est que 40 là. Et une quinzaine par option. C'est moins qu'en prépa." Concentration ensuite sur le blabla autour des UE (unités d'enseignements), des emplois du temps, du calendrier universitaire et de l'émargement.
Étape 3: les joies de la fac.


Dans certaines universités, tu as une semaine de stage intensif (à raison de 3h par jour) de la langue vivante que tu as choisis avec épreuve en fin de semaine: comme ça, tu n'en as plus le reste de l'année.
En L3 infocom à l'UJM, tu as une langue vivante obligatoire, et les étudiants passent un test (type Cambridge Certificate, niveau B2, que vous avez peut-être passé en terminale) pour établir des groupes de niveau.
Étape 4: you shall not pass.


C'est la rentrée !

Mercredi, 8h30. Premier CM. Premiers TD.

Le CM Sociologie de la culture me rappelle mes cours de socio de ES. Comme quoi, l'habitus n'a plus aucun secret pour moi. Un cours magistral donc, qui ressemble à un cours "normal", avec en prime un prof pas trop méchant, un CM même pas en amphi puisque nous sommes une quarantaine. Cela dit, la prépa habitue aux "longs" cours dits magistraux (2h) qu'on retrouve en fac, contrairement aux cours d'1h qu'on retrouve en IUT ou en BTS (origine de la majorité de mes camarades).

Les 2 TD Méthodes d'enquête et de recherche en communication et Atelier d'écriture et de construction du mémoire scientifique te laissent apercevoir dès les premières minutes à quoi ressemble un mémoire (car oui, tu vas faire un mémoire, de 90 pages stp). Même prof pas trop méchant qu'en CM (le mercredi, ou mes-6h-avec-le-même-prof), c'est là que l'approche change radicalement de celle de la prépa. Car en prépa, tout n'est que réflexion, et non enquête; alors que ces 2 TD préparent à ça. En tant que "grande taiseuse" en classe ce fut un peu brutal ("vous devez aller vers les autres", "vous allez communiquer votre écrit", "vous allez..."), mais quelque chose en moi me dit que ça va être très très très édifiant.

Jeudi, 9h. Deuxième CM.

"Théories de la communication", ça parle à personne ça; le cours est très chargé, les informations affluent de partout, mais, contrairement (encore :( ) aux élèves de BTS et d'IUT, les cours théoriques, je connais, et j'aime ça. C'est juste que 3h d'affilée, c'est un peu fatigant, pour tout le monde. Donc, "Théories de la communication", ce n'est rien d'autre qu'une exposition de toutes les théories... de la communication, d'où elles viennent, comment elles se sont formées, par qui, pourquoi. La bibliographie pour la rentrée nous avait donné La nouvelle communication (de Winkin) à lire, et j'ai retrouvé ce que j'avais lu dans le cours. Au moins j'étais pas trop perdue. Me reste juste à finir le livre avant le cours. Note: ce qui me fait penser que tous les livres (théoriques, critiques, essais) que j'ai lus en lien avec l'infocom me sont réellement utiles.

Pour l'anecdote: j'aurais dû avoir un premier TD le mardi, mais il a été annulé, et un cours de plus le mercredi (2h de TD en plus, car les 2 TD sont donnés en même temps par choix du prof), mais il a été annulé. Ce qui fait que j'ai eu 4h de cours le mercredi au lieu de 6, et 7h en tout cette semaine. #bienvenueenfac #noussommesdesenseignantsCHERCHEURS.


Résultat des courses: une première semaine stressante, mais pas fatigante, et une fac qui pour l'instant me plait (même si je doute beaucoup: "je suis la seule à venir de prépa. Littéraire. Je sais rien. Qu'est-ce que je fous là.").


Avancée de la mutation post-khagnâle en fac: 50%
Dossier de candidature envoyé à Jean Monnet Infocom 
Admission à Jean Monnet 
Inscription à Jean Monnet: x
- passage au secrétariat x
- puis à la maison de l'université x
- puis au secrétariat x
Dossier de candidature envoyé à Lyon 2 Lettres mo 
Admission à Lyon 2 
Inscription à Lyon 2 x --> étape supprimée !
Équivalences validées 
Dossier de transfert envoyé à la fac x
Dossier de transfert envoyé par la fac x

mercredi 2 septembre 2015

Bonus: ton moral en prépa

 
14 janvier, une semaine après la rentrée
Une semaine après les rendus de Concours Blanc

Ton moral en prépa, c'est un peu comme un tournesol qui se fane quotidiennement.

Il faut être très fort psychologiquement pour survivre.
Je pense l'être assez pour avoir réussi à prendre du recul, à m'éloigner de la prépa quand il fallait ; mais je suis aussi passée par des baisses de moral, comme tout le monde.
Il faut que vous sachiez ce qui vous attend.
Voici un petit article sur le moral en prépa (sans blague), ses causes, ses conséquences, et les solutions que j'ai trouvées !


Les causes du crests and troughs du moral

Note: j'ai beaucoup aimé l'expression "of crests and troughs" en khagne, elle signifie "de hauts et de bas" (mais vous auriez certainement pu le déduire !)

Je parlerai essentiellement de ce qui concerne directement à la prépa : exit le départ de chez maman et papa et l'explosion du groupe de potes du lycée.

Les notes
Si tu as la chance d'avoir des profs qui descendent très bas dans les notes (oui c'est une chance, c'est comme les DS tous les samedis matins au lycée) (j'ai mis un an à accepter cette logique), les tiennes vont baisser de quelques points (à part si t'es un.e génie). J'en ai accepté beaucoup, mais au bout de trois mois, ça devient dur à accuser.
C'est généralement là que t'as une bonne note, ce qui te rebooste, jusqu'à ce que t'aies une mauvaise note. J'ai trouvé ça très dur d'être régulier.e dans toutes les matières, tous devoirs confondus.
Il faut savoir que l'avalanche des notes de concours blanc, les premières après les vacances de Noël et les dernières avant le conseil de classe de fin d'année, sont en général redoutées, et que c'est à ce moment là que les gens dépriment.

Les profs
Acerbes, il ne faut pas se mentir ; ils.elles sont gentil.les et ouvert.es, mais ils.elles sont aussi super-intelligent.es et aimeront te répéter que tu (et tes camarades) es nul.le et que le niveau baisse chaque année.
J'ai connu des élèves qui ont quitté la prépa à cause de prof s; c'est sûrement des cas extrêmes, mais faut pas être trop fragile ni craindre les "c'est nul, vous n'avez rien compris, on attend beaucoup plus" sur les copies.

Le manque de vie sociale
Si t'arrives à conserver une vie sociale (sorties le jeudi et le samedi, un coup à boire le mardi et le mercredi, sport le lundi et chant le dimanche) et qu'éventuellement tu t'en fiches de la prépa, tant mieux (mais qu'est-ce que tu fais là ?) ; si tu réussis, c'est encore mieux. Mais si tu es comme une majorité des élèves et que tu aimes ne pas t'investir au BDE (Bureau Des Étudiants), au groupe théâtre et être délégué.e en même temps, la routine va vite te fatiguer.

La fatigue et le stresse
Le rythme élevé s'accélère encore, les nuits courtes s'enchainent et les nerfs lâchent vite.

La météo et les saisons
Oui...

Ton 9m2
Oui...

Tes khamarades
Parce que celui.celle qui a tout le temps des bonnes notes est déprimant.e, parce que ton copain/ta copine toujours malheureuse est difficile à consoler, parce que c'est dur de se soutenir entre nul.les, et parce que quand tout le monde est fatigué, tout le monde est fatigué.


Les conséquences

Le khâgneux est un être humain pensant possédant un corps soumit à toute épreuve.
L'accumulation de la fatigue, du stresse, des devoirs, des devoirs surveillés, des remarques acerbes, des notes qui n'augmentent pas, des copains copines qui dépriment, des rhumes (et non du rhum, quoique) et du café, est pourtant très dangereuse pour sa santé physique ET morale.
Je ne connais pas de khâgneux.se (à part les fous et les génies) qui n'ait pas eu ce que j'appellerai modiquement un coup de mou ; c'est un cercle vicieux qui passe de la fatigue à la lassitude et de la lassitude à la fatigue ; bref, les conséquences sont désastreuses pour le moral.

Tu as la flemme d'aller en cours, d'écouter en cours, et d'écouter les problèmes de prépa de tes potes de prépa ; tu es de mauvaise humeur, râleur.se, et tu n'arrives pas à te motiver à travailler. Quand tu rentres chez toi tu fais tout pour ne pas le faire (mauvaise idée), et tu repousses, tu repousses ; et quand tu travailles, tu le fais lentement, parfois mal. T'as envie de pleurer pour un oui ou pour un non, pour une vidéo stupide sur Facebook, et la philo t'emmerde énormément. Tu sais plus comment évacuer ton stresse, tes angoisses et ta haine du 7-en-dissertation-de-philo, tout ce que t'attends c'est rentrer chez tes parents, ne pas bosser et oublier un peu la prépa, pour le dimanche soir 18h dans le train regretter de n'avoir rien fait, culpabiliser, bosser tard, être fatigué.e, et avoir la flemme d'aller en cours, d'écouter en cours, et... bref, c'est la déprime. (La prépa, parfois, ça bouffe)




Les solutions

Sur une échelle de 1 à 10, le barreau 1 est celui où tu passes ton aprèm de libre devant une série à boire des chocolats chauds et le 10 est celui où tu prends un break de quelques jours.

Mes solutions au quotidien, listing :
- regarder un film/une série
- passer un aprèm (c'est possible) dans une librairie et acheter une bd/un manga (ou tout autre livre qui n'a aucun rapport avec la prépa)
- se promener (dans un parc de préférence)
- aller au ciné avec des potes
- lire une bd
- faire une soirée raclette avec tes potes
- écouter de la musique à fond (pas trop) dans les écouteurs (quand tu fais la vaisselle)
- rire (pas tout.e seul.e de préférence)
- penser au futur ("j'irai en fac et je ferai tout ce que je veux !")
- faire des câlins
- voir des gens
- sortir de chez toi
- faire une activité que tu aimes (sport, chant, danse, dessin...), qui n'a rien à voir avec la prépa (le club latin ne compte pas) et te forcer à la faire de temps en temps (pas comme moi donc)
- (liste non exhaustive)

Le tout est de tout faire pour te changer les idées. Par exemple, si tu rêves de la prépa hors vacances scolaires, c'est très mauvais signe...

Quitter la prépa en cours d'année ?
Je pense que c'est à réfléchir au moins deux fois car ce n'est pas LA solution. Si vraiment vous êtes un.e angoissé.e, sujet.te aux crises de panique, alors oui, de toute façon, c'est dur à dire, mais le système prépa n'était pas fait pour vous. Si vous vous rendez compte que ce n'est absolument pas ce que voulez faire, alors oui, ok, autant changer avant décembre, comme ça vous ne perdez pas un semestre. Si vous avez juste une baisse de moral, parlez-en à vos ami.es, mais surtout à un ou des profs que vous aimez bien (même s'il.elle.s est/sont acerbes), ils seront là pour vous aider. Même s'ils.elles sont un peu dur.es parfois.




En résumé : la prépa, même si on est fort, ça bouffe, surtout qu'on a une vie à côté et un tas de petits problèmes en plus de ceux de la prépa. Mais les coups de blues sont souvent passagers (d'où des coups en fait), et se remotiver, se reconcentrer et sourire à la vie permettent de travailler son moi intérieur. (Putain ces khâgneux, n'importe quoi)


HAKUNA MATATA