mercredi 13 avril 2016

Concours (écrits), comment ça se passe ? Les sujets 2016 du CELSA

Pour lire l'article sur le concours en lui-même : ici.



Épreuve de réflexion et analyse (4h)

"Exercice de réflexion argumentée commun à tous les parcours" :

Distance


Ma première réaction
voir l'article sur le concours ENS ici.

Oui, "Distance", sans point, sans rien, en mode yolo. Mais j'ai aimé faire ce sujet ; après, ça vaut que ça vaut, mais je me suis bien amusée. L'intérêt d'être déjà tombé sur un sujet comme celui-là en concours est que tu sais comment t'y prendre : ce qu'il faut faire, ce qu'on attend de toi. Et c'était tellement mieux de faire ça avec un sujet de communication plutôt qu'un sujet de philo (qui, rappelons-le, était "Expliquer." l'année dernière).

Donc, ce qu'il faut faire et ce qu'on attend de toi :
- de la réflexion. On veut voir ce que tu vaux en dehors du par coeur et de tous les trucs théoriques que tu peux connaître. Alors, bien sûr, il faut les utiliser, mais il faut aller beaucoup, beaucoup plus loin. La définition de "donner tout ce que tu peux" tu vois. Et un sujet comme "Distance", y'en avait des trucs à dire, j'aurais pu disserter pendant 6h mais malheureusement non, il fallait faire ça en 2h, 2h30 max.
- il n'y a pas de bonne ou de mauvaise réponse pour un sujet comme ça. Et c'est plus sympa pour un concours aussi ouf (200 personnes minimum pour 15 places, mmh), ça permet de vraiment t'organiser comme tu le sens et avec ce que tu veux. T'es beaucoup moins cadré qu'avec une citation de 10 lignes quoi.
- mais c'est aussi beaucoup plus large, il s'agit de ne pas faire un hs !
- et on sait que t'as pas non plus 6h pour traiter le sujet. Il y a un nombre de pages maximum : 8.


En somme, j'ai donné toute ma vie pour cette épreuve. Plus j'y pense, plus je me dis que ce que j'ai fait est nul, mais je crois pas avoir fait de hs ; c'est déjà ça non ?

Note : la bibliographie a été très utile. Du moins les 3-4 livres que j'ai lus (voir ici) haha


"Question spécifique : analyse de documents" pour la L3 entreprises et institutions :

Dans quelle mesure ces trois visuels vous semblent-ils révélateurs des enjeux communicationnels liés à une situation de crise ?

On nous a demandé de les jeter en sortant de la salle, mais les 3 visuels tournaient autour d'Air France et de l'agression de 2 de ses cadres en octobre dernier.


Voilà, autant dire que j'étais pas du tout préparée à ce sujet. Pourtant, une situation de crise, le truc bateau non ? Disons que les visuels m'ont bien aidé à définir plusieurs moments pour le plan de crise.

Je ne savais plus du tout comment on faisait une étude de documents donc j'ai un peu improvisé, en prenant beaucoup appui sur les visuels pour me justifier. Je ne sais absolument pas si c'est ça qu'il fallait faire, mais c'est une épreuve où il y a toujours quelque chose à dire.
Encore une fois, on cherche à savoir ce que t'as dans le ventre (et si t'as des connaissances à côté c'est encore mieux).


Niveau répartition du temps, étant donné qu'il y a 2 épreuves à faire en 4h, c'est à toi de t'organiser. Au début tu te dis 2h-2h, c'est bien, sauf que y'a une dissert et une étude de doc, ce qui est pas tout à fait la même chose. Certain-es candidats ont tenu le 2-2, mais on a été une majorité à passer plus de temps sur la dissert (2h30 pour moi).
En fait, l'étude de doc ça va tout seul, t'écris deux-trois trucs sur ton brouillon et yolo ! Donc 1h30 c'est large je trouve.


"Épreuve de langue" pour l'anglais (2h)

Déjà, il n'y a pas de feuille à part (des feuilles type bac/concours quoi) comme pour les épreuves du matin. L' "answer sheet" fait partie du sujet (10 pages agrafées), vous avez juste à la dégrafer, répondre directement dessus et la rendre à la fin.

Part one : fill in the blank. Adapted from : NUWER, Rachel. "Languages: why we must save dying tongues", BBC, 6 June 2014.
Pas de surprise, c'est un superbe texte à trous que tu comprends dans son intégralité, mis à part les mots qui ont été enlevés HAHA. Sans blague, sur les 20 mots, tu te débrouilles pour 15, et les 5 derniers, c'est un peu du pif.
L'astuce est de se poser la bonne question : pourquoi à cet endroit là ils auraient enlevé un mot ? Pas mal de raisons grammaticales (plutôt un -ing qu'un -ed) ou syntaxiques j'ai trouvé. Enfin, si on se creuse un peu la tête, il est possible de faire quelque chose.
Mais c'est quand même chaud.

Part two : Essay (300-400 words). Based on : DUNCAN, Felicity. "So long social media: the Kids are opting out of the online public square", The Conversation, 2 February 2016.
C'est écrit en gros : il doit faire entre 300 et 400 mots.
Sauf qu'à la fin, ils te disent qu'un essay doit faire au moins 300 mots. Ils ne refont pas figurer la limite maximale. Et ça m'a un petit peu beaucoup induite en erreur.
Bon, déjà, en soi c'est pas compliqué : la consigne tient en 5 questions en rapport avec un texte et elles te font ton plan (en gros).
Ensuite, vu le truc, c'est assez général et large, donc le niveau de langue est assez... primaire, en fait. Tu peux le remplir d'expressions ou tout ce que tu veux, mais niveau vocabulaire, ça va, rien de transcendant... Je sais pas si c'est une impression normale, mais c'est celle que j'ai eue !
Rien de difficile donc à part l'usage de la langue qui doit être parfaite ("note that the person reading your essay will not be of French origin"), puisque c'est un essay donc un sujet ouvert qui s'adresse à toi (ici "as a member of the young adult demographic...").
Mais faites bien attention à cette limite de mots : la fin de la consigne vous parle comme si y'avait pas de limite, du coup ton objectif c'est de faire 300 mots minimum et tant mieux si tu vas plus loin... mais pas trop... (en gros : j'ai sûrement dépassé les 400 mots, je suis dans le caca) (en même temps y'a pas précisé - ou + 10% par rapport à tel nombre de mots, mais quand même.)


Et maintenant on attend.


Jeanne.

Les concours, en résumé :


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