mardi 6 septembre 2016

Concours : oral d'admission en L3 au CELSA + les questions que j'ai eues


Moi quand je suis sortie de l'oral


Comment vous faire comprendre que ce fut une épreuve douloureuse lamentablement ratée ? (C'est de ce genre d'épreuve qu'on tire le plus de leçons !)

/!\ Je parle de la licence communication des entreprises et des institutions et, surtout, de comment ça s'est passé pour moi.

Commençons par le commencement.
La préparation.

Je me suis préparée seule à l'entretien de personnalité/motivation et à l'entretien d'anglais (qui consiste en 10min d'écoute d'un document, puis retranscription à l'oral suivie d'une petite discussion). Je ne saurais dire si suivre des cours, être coaché.e etc sert ; s'ils préparent à tous les types possibles d'entretien, je dirais oui. J'entends par là la préparation purement orale : savoir réagir à un jury cassant, savoir faire face à des questions pièges, etc.

Cela étant, on peut aussi bien se préparer seul.e à ce genre de question grâce aux ressources diverses et variées (Sciences Po Paris ici, un autre exemple ici... J'avoue ne pas avoir gardé mes ressources de côté).

Bref, j'ai donc taffé pas mal de questions et, c'est pas vraiment le top, mais j'ai rédigé certaines au préalable (notamment pour le "présentez-vous", histoire de savoir dans quel ordre dire les choses).

J'ai aussi mis 1000 ans pour choisir une tenue (simple mais genre "soigné" : pantalon fuseau, chemise bleu à mini pois blancs pas boutonnée jusqu'en haut et derby pas trop pointues ni trop habillées) : l'essentiel est que ça vous ressemble, que vous vous sentiez bien dedans, et qu'on voit que vous avez fait un "petit effort" quand même.

Je me suis entraînée à l'oral en m'enregistrant, et j'ai aussi essayé de savoir contrôler mes émotions (les "euh", les expressions du visage (parce que j'en ai une panoplie, si vous saviez), les petits rires de malaise...) pour pas que ça dérape le jour j.

Pour l'anglais, et ben compréhension orale à 3000% (avec l'aide de la BBC, des TED Talks... et même de chansons et de séries/films hein, tout est bon), et entraînement à l'oral aussi. Moins, j'avoue. Ah, et surtout, travail d'un vocabulaire un peu spécifique par rapport au projet professionnel, aux stages notamment.


L'oral

Passer devant le Ministère de l'Intérieur fut une expérience enrichissante.
Cela étant dit, j'ai été convoquée l'avant-dernier jour des oraux, à 9h pour l'anglais et quelque chose comme 14/15h pour l'entretien (voyez combien il m'a marquée). Nous étions à peu près 5 à être convoqué.es à la même heure, et par chance je suis passée en première (merci mon nom) pour les deux épreuves.

L'anglais :
le contenu de l'épreuve, en soi, on le connait. Comment elle se déroule, par contre, ça on le sait moins. La personne qui nous a accueilli.es (et qui nous surveillait lorsque l'on écoutait les extracts) était très cool (une vraie anglaise je crois, les Français peuvent pas être aussi sympathiques), en gros : no stress.


J'ai donc écouté un extrait pendant 10min ('Several languages for children give them more communication skills', ma foi très intéressant !), puis j'ai arpenté les couloirs à la recherche de mon jury. Les candidat.es savent qu'il faut faire un résumé d'environ 5min et qu'il est suivi d'un entretien. J'ai été surprise par la durée : l'oral doit durer en tout et pour tout 10min, 1/4h max.

Le jury d'anglais (une femme un homme pour moi) n'a pas notre CV. Il m'a donc demandé de me présenter, si j'avais des stages, et ce qu'était un chargé de communication pour moi (vu que je leur ai parlé de ce projet professionnel). Puis il m'a dit au revoir.
J'ai eu le sentiment d'avoir foiré cet oral, et je pense que ç'a été le cas ! Je me suis laissée impressionner par le seul fait que c'était un entretien d'admission, que le jury était assez froid, et je me suis dépatouiller comme j'ai pu.
Je vous interdis de faire ça le jour de votre entretien haha !

L'entretien de personnalité :
j'ai râlé pendant des jours après cet entretien. D'ailleurs je râle encore. D'une part parce que je sais que je me suis fait mener par le bout du nez, et d'autre part parce qu'en effet, je n'étais pas préparée à ce genre de jury. Ce genre de jury qui cherche à connaître ton niveau de connaissances pendant un entretien de personnalité (tu la sens l'ironie ?).
Je vous dis ça pour vous prévenir que je ne peux pas être objective pour parler de mon entretien au CELSA.

/!\ Attention, il existe différents jurys ! Mon expérience a été plutôt négative, mais cela ne veut pas dire qu'il en sera de même pour vous.

Déjà, elles (deux femmes) ont eu un peu de retard. Elles paraissaient très gentilles et simples quand elles nous ont parlé dans le couloir, ce qui m'a rassuré (mais l'habit ne fait pas le moine). Elles m'ont fait rentrer, ont dit que je pouvais m'asseoir. Elles se sont présentées.

N'oubliez pas de toujours sourire et de ne pas montrer votre stress (poings fermés, jambes qui tremblent, pied qui tape le sol etc), mais ne soyez pas crispé.es non plus !

Pour que vous suiviez plus facilement mon éviction définitive du CELSA le déroulement de l'entretien, voici la quasi totalité des questions, quasi dans l'ordre, avec quelques commentaires :

- Je vois que vous avez suivi ce parcours de formation blabla. Pourquoi le CELSA ?

- Comment en êtes-vous venue à la communication ? J'ai parlé de mes stages. Mais le jury a enchaîné directement avec la question suivante :

- Un truc théorique qui vous a marqué ? Bien sûr, elles n'ont pas dit "truc".

- On dit souvent que la communication est mensongère. Avez-vous un exemple ? [...] Pas la publicité, vous faites de la communication ! [...] Vous ne voyez pas ? Mais si, c'est comme un cas d'étude là. [...] Mais votre fac est très bien. Vous n'avez rien retenu ? Pour savoir ce que je pense vraiment de "ma" fac, se reporter aux articles "SIC"...

- Vous connaissez la différence entre informer et communiquer ? La définition que je leur ai sorti n'a pas eu l'air de les satisfaire. Pourtant c'était la même que les autres candidat.es quand on en a parlé.

- Vous connaissez les métiers de la communication ? - Réponse : blabla je ne pense pas pouvoir tous les définir, mais je... - Si, vous devriez pouvoir les définir, vous êtes en communication.

- Un cours vous intéresse-t-il en particulier ? [...] Mais les relations publiques c'est pas ça vous savez ? Là, j'étais complètement décontenancée. Elles allaient trop vite pour moi, je m'embrouillais, je ne savais même pas à laquelle de mes paroles elles faisaient référence. Je n'ai pas cherché à m'expliquer, j'ai commencé à baisser les bras et je pense qu'elles s'en sont rendu compte, d'où le changement de type de question.


- Comment vous vous informez ? - Réponse : j'ai cité des trucs divers et variés, mais j'étais tellement perdue que j'ai pas cité Youtube, ni rien d'exceptionnel. Je suis dégoûtée. J'ai expliqué que je n'avais pas de référence fixe pour pouvoir diversifier les sources, parce qu'une source donne une lecture possible et qu'une seule ne permet pas l'objectivité. - Mais c'est la diversité qui fait cette objectivité, vous savez, qui fait la démocratie. Là, j'ai vraiment eu l'impression qu'on me prenait pour une conne, pour rester polie.

- Un fait d'actualité marquant des 2-3 dernières semaines ? Je m'étais bien préparée aux faits d'actualité, mais pas sur un temps aussi restreint haha. J'ai parlé de Pierre Gattaz qui a comparé la CGT à des terroristes.

- Qu'est-ce que ce fait d'actualité dit en termes de communication ?

- Une communication qui vous a marqué pour une entreprise, une association... ?


Je reviens un peu sur ces questions et cet entretien de personnalité en général :
concrètement, ce jury était là pour te déstabiliser, te faire couler lentement mais sûrement : peu de temps de réflexion, des remarques très cassantes et sarcastiques. Le jury sait que tu ne sais pas tout ; mais avoir fait une L3 infocom a été un de mes principaux défauts. Je l'avais anticipé, mais pas à ce point. À mon avis, ça reste dommage que l'approche du jury ait été de chercher à savoir ce que le.la candidat.e pense et sait de la communication et pas ce que vaut le.la candidat.e en tant que personne. C'est pas comme si il.elle avait passé 4h à disserter deux mois avant.
Mais j'assume avoir fini par répondre "c'est vrai, je me suis trompée" et avoir failli au "je suis là pour apprendre" dont le jury n'avait rien à battre.

Ce que je retire de cet entretien de personnalité, c'est que tout ce que j'avais préparé autour de la... personnalité et de la motivation n'a servi à rien, et qu'après cet oral je me suis posée beaucoup de questions. "Et si je ne savais rien ? Et si j'étais pas faite pour la com ? Et si j'étais complètement conne ?" Il ne faut pas se laisser aller à la déprime, c'est vrai qu'avec tous les efforts matériels, physiques, psychologiques fournis au préalable, on est un peu dégoûté ; mais ce genre d'entretien peut être très bénéfique et permettre de se repositionner un peu.
Mais j'en garde un souvenir très amer, déçue de moi (et du jury).


Résultats des courses :
sur une 60aine d'admissibles dans cette licence, une 30aine ont été admis.
Je ne fais bien sûr pas partie de ces admis.es, mais je suis contente d'avoir été jusque là.
(On se console comme on peut !)

Si vous êtes candidat.es au CELSA, je vous dis un bon gros : merde ! :D



Jeanne.

lundi 4 juillet 2016

Lettre de motivation et CV : ce que j'en dis



Les lettres de motivation et le CV, la base du recrutement.
Encore et toujours.

J'ai dû en faire pamal ces dernières années, alors voici les conseils que je pourrais vous donner.


Le CV

Je ne sais pas si vous avez remarqué, mais il y a des tendances de mise en page. La dernière qui me vient à l'esprit est la "timeline" pour représenter vos formations etc (exemple ici et ici).

Conseil n°1 : suivre les tendances... mais pas trop
Sinon la personne qui lira votre CV pensera que vous êtes un mouton homogène. Cela ne voulant rien dire, précisons qu'un CV est strictement personnel. Je veux dire, c'est votre parcours, vos passions, vos expériences. Votre CV ressemblera peut-être à d'autres (dans le contenu et dans la forme)... mais il ne représente que vous.

C'est un peu comme les écritures d'invention au lycée : si vous aimez ce que vous avez fait, le correcteur/le recruteur/etc aimera. Pas dit qu'il vous mettra une bonne note ou qu'il vous embauchera, mais il aura eu l'impression d'avoir quelqu'un en face de lui. (Vous noterez que j'ai tout mis au masculin pour faciliter la lecture, mais je ne vous oublie pas, correctrices et recruteuses.)

Conseil n°2 : s'inspirer de modèles
De nombreuses personnes proposent des modèles directement téléchargeables sur Behance, souvent sous format Photoshop, In Design. C'est bien de les utiliser directement, mais à mon avis la personne qui lit votre CV verra à 10000km que vous n'avez pas fait la mise en page et forme. Ça reste mon avis. En attendant, vous inspirer de tous ces modèles ne peut qu'être bénéfique.

Un CV simple et qui passe toujours bien : exemple.

Conseil n°3 : ne pas écrire "CV" ou "Curriculum Vitae"
Parce que la personne qui lit votre CV sait très bien que c'est un CV.

Conseil n°4 : bien réfléchir à ce qu'on écrit
Parce que si un entretien suit votre CV, le jury peut décider de vous interroger sur n'importe quelle chose figurant sur votre CV. L'exemple bateau est celui du cinéma : si vous écrivez "cinéma" dans "hobby/passions", il faut vraiment que ça le soit. Y aller de temps en temps pour le plaisir, sans avoir une "culture G" derrière ne compte pas.


Conseil n°5 : faire figurer sa présence sur les réseaux sociaux
Compte Twitter, Linkedin... Ok. À condition qu'ils soient tous des comptes "pros" ou "étudiants", parce que faire figurer votre compte Twitter anonyme où vous racontez tout et n'importe quoi, c'est pas très valorisant ! (C'est bien triste d'ailleurs.)

Conseil n°6 : identifier le destinataire
J'ai pour habitude de faire un seul CV global. Mais si vous devez en fournir un pour quelque chose de précis (stage, job d'été), il peut être intéressant de mettre en avant des expériences ou des intérêts avant votre formation (stage dans un musée, job en colonie de vacances).
Une amie avait décliné son CV aux différentes couleurs des sociétés pour lesquelles elle postulait, j'ai trouvé ça assez malin ! Après c'est comme tout, ça passe ou ça casse, mais ça fait toujours un plus.

Conseil n°7 : recommencer et recommencer jusqu'à être satisfait.e
Depuis janvier, j'ai utilisé 3 modèles pour envoyer 6 CV. Le vieux que j'avais fait en première, un essai, et un "définitif" qui restera actuel pour un moment. Multiplier les essais ne pourra que renforcer votre CV, son côté personnel.
Bon après faut avoir que ça à faire aussi, ou aimer ce côté mise en forme.

Mentir sur un CV : et bien ça dépend pour quoi. Dire que vous avez fait du bénévolat alors que ce n'est pas vrai, c'est complètement stupide, mais dire que vous avez du bénévolat dans une association alors qu'en vrai vous aidez votre cousine pour mettre en place son asso, c'est "professionnaliser" ses expériences.


La lettre de motivation

J'imagine que comme pour le CV, on a tous mis sans dessus dessous des dizaines de sites, comparer l'ordre des paragraphes, fait relire 18 fois le contenu à d'autres personnes ; la lettre de motivation, c'est le truc barbant par excellence, vivement qu'on change de façon de recruter, mais en attendant ça peut vous sauver la vie.

Conseil n°1 : identifier le destinataire
En théorie, une lettre de motivation ne dépasse pas une page (un recto), adresses comprises.
Je dis bien en théorie : si vous êtes en terminale et que vous candidatez pour une formation en première année très sélective, comme une MANAA ou une école d'archi, et que vous pensez que vos notes ne vous sauveront pas la mise, alors misez tout sur la lettre de motivation : détaillez, faites passer votre motivation. Et peut-être que vous dépasserez une page, mais ce n'est pas grave si votre lettre de motivation est béton.
Si vous candidater pour un poste de je-ne-sais-quoi, respectez la limite d'une page.

Conseil n°2 : l'ordre des paragraphes
J'ai souvent lu 1) pourquoi vous 2) pourquoi moi 3) pourquoi nous.
J'ai essayé, mais j'ai adopté le 1) pourquoi moi j'en suis là 2) pourquoi vous vous êtes cools 3) pourquoi nous (en 1 ou 2 phrases, ça sert à rien de se répéter).

En détails : clique clique pour voir un exemple de lettre made in moi.



Conseil n°3 : cibler ce qu'on souhaite dire
Si vous n'avez pas de projet professionnel précis, no panic ! Une idée d'un secteur, ou un intérêt pour tel domaine suffit. Tout dépend du niveau auquel vous candidatez ! Si vous candidatez pour un master 2, il faut avoir un projet précis. Si vous candidatez en première année, un (grand) intérêt suffira.
Ne répétez pas (trop) non plus votre CV : parlez de votre caractère, vos qualités (en adéquation avec la formation), développez ce qui vous a poussé à développer un intérêt pour telle formation, tel domaine, tel truc.

L'astuce pour la fac : faire valoir le côté pratique, professionnel, ET le côté théorique de la formation. Parce que la fac c'est pas mal de théorie quand même.

Conseil n°4 : dire la motivation sans trop en faire
C'est le plus compliqué dans une lettre de motivation. Adopter un ton entre le "la vie est belle et tout est parfait, je suis très motivé.e" et le "voici tous les mots-clés qui doivent figurer dans une lettre de motivation".
L'étape du brouillon est bien sûr immanquable et glisser quelques mots-clés ne vous tuera pas ("sérieux.se", "précis.e"...), mais il faut le faire subtilement. À noter que les mots-clés dépendent aussi du domaine dans lequel vous candidatez.

Quand je relis mes lettres de motivation, j'ai l'impression d'adopter un ton détaché et un peu naïf : "je suis comme ça et c'est pour cela que cela m'intéresse, vous voyez ça pourrait marcher vous et moi. Éventuellement. Peut-être". (Bien sûr je n'écris jamais "peut-être" ou "éventuellement".)

Conseil n°5 : à proscrire
"Vouloir". C'est peut-être un peu bête comme idée, mais je n'écris jamais "je veux faire ça ou ça". "Je souhaite" ou "j'aimerais" sont certes plus mesurés voire hésitants, mais ils montrent que justement, vous l'êtes, mesuré.e. Que vous avez conscience d'être candidat.e et de ne pas tout savoir... et de ne peut-être pas tout avoir.
Les abréviations. Du type "infocom", "bac ES"... tout ça c'est bien dans votre brouillon, mais tout écrire ça fait toujours mieux dans une lettre : "information-communication", "bac(calauréat) économique et social"... Sûrement une déformation littéraire.

En somme, pour moi, une lettre de motivation c'est savoir faire preuve d'humilité tout en étant sûr.e de soi, et un CV, c'est savoir réaliser et montrer ce que l'on sait sans se la péter.


À noter qu'il y a tellement de demandes, que ce soit pour des formations ou sur le marché professionnel, qu'il y a de plus en plus de CV et de lettres de motivations originales : comme ce monsieur qui a fait un magazine, ce monsieur qui a fait une sorte de jeu vidéo interactif, ou encore ce monsieur qui a fait une lettre de motiv avec des tweets d'inconnus. (Pourquoi si peu de femmes dans ces exemples ?)



dimanche 5 juin 2016

Up : les infos du mois de juin


Un feu d'artifice, parce que juin est explosif.


Info n°1 : les résultats des concours de l'ENS Lyon et Ulm sont sortis le 2 juin !
(Pour savoir comment consulter les listes des admissibles et des sous-admissibles, ainsi que les résultats des écoles de la BEL : voir cet article.) Cette année ce sont les résultats d'Ulm qui sont sortis en premier (vers 14h), ceux de Lyon étant sortis à 15h pile.
Soit dit en passant : bravo à mes valeureux.ses ami.es khûbes, tous sous-admissible ou admissible !

Ça me permet d'aborder un autre point clé des résultats, j'ai nommé : la barre de sous-admissibilité et d'admissibilité.


En gros, la moyenne générale que tu as atteinte ou que tu aurais dû atteindre pour être sous-a ou admissible.
Et bien sachez que pour cette année, je n'en sais absolument rien.
D'après mes ami.es khûbes, la barre d'admissibilité est sûrement haute pour toutes les spécialités (de 13,5 pour les langues à 15,5 pour les lettres modernes en passant par 14,5 pour les histoire-géo...) ; il suffit d'ajuster le tout et de se dire que la sous-admissibilité est de 1, 2 points de moins.

À savoir que le.la dernier.e sous-admissible doit avoir 120 points. Je crois.
Ça colle avec les 120 crédits proposés : si tu es sous-a, tu es "proposé.e à une équivalence de 120 crédits ECTS", c'est-à-dire à une double licence. Cette année, ça marche pas trop avec les facs, en tout cas pour ce qui est d'Herriot, donc je vais pas plus m'avancer sur le sujet !


Info n°2 : le 31 mai est passé !
À partir de maintenant, la demande de bourse/de logement que vous enverrez au CROUS ne sera plus prioritaire !


Info n°3 : j'ai eu les résultats des concours !
Je ne suis pas admise en M1 à Sciences Po Toulouse, ni admissible en M1 à Sciences Po Bordeaux, mais je suis admissible en L3 au CELSA (c'est balo ça, moi qui viens d'obtenir ma licence info-com) ! Je suis une des dernie.res à passer l'oral (sur une soixantaine de candidat.es). Mais je vous en reparlerai.


Info n°4 : les inscriptions en fac !
Les inscriptions en licence et en master sont bientôt terminées (au moins pour la première session), n'oubliez pas d'envoyer vos dossiers !
Note : deux masters auxquels j'ai candidaté n'ont qu'une session (c'est-à-dire que si tu rates la date limite de cette session, ben c'est mort pour t'inscrire).
/!\ ça ne concerne pas les gens qui restent en prépa mais tenez-vous au courant des dates (septembre octobre).

Ah d'ailleurs, avec la réforme des masters c'est un peu le bins, renseignez-vous bien sur leurs intitulés et leurs contenus, qui ne sont plus forcément les mêmes qu'avant suivant les facs !


Courage, c'est bientôt les vacances !


Jeanne.

jeudi 5 mai 2016

SIC #7

Si l'Infocom m'était Conté

Cet article parlera seulement de la fac, les concours étant passés ! Je vous invite à consulter la table des matières si les concours sont toutefois ce qui vous intéresse !


Épisode 7, contexte : c'est bientôt les vacances d'été

La fac

Le stage


La dernière fois que j'ai fait un stage, c'était en Première.
Je sais pas ce qu'il en est dans les autres L3, mais toujours est-il qu'à Jean Monnet Saint-Étienne, on nous propose de faire un stage qui compte dans la validation du semestre 2.

/!\ Oui je vais râler, mais je crois que je peux pas faire autrement.

Une fois n'est pas coutume, on a dû se battre pour effectuer notre stage dans de bonnes conditions, sous-entendu, pas "sur [n]otre temps libre entre les cours". Sisi. Ils ont cru qu'on allait faire 2 jours de stage par semaine posey tranquille pendant x semaines pour arriver à un total de 15 jours. Si ça peut vous rassurer, tous les L3 en SHS (Sciences Humaines et Sociales) sont dans ce cas.
Mais nous les infocom, comme on est des pros du "de qui se fout-on", on a remué ciel et terre et on a réussi à avoir une période de 3 semaines (15 jours donc) : fin mars début avril.

Le top 5 des trucs vrais sur le stage universitaire :

1- tu galères à trouver un stage.
Soit ça marche par piston, soit tu écumes la ville entière pour ne rien trouver. Éventuellement, tu peux répondre à des offres de stage relayées par la fac et qui, la plupart du temps, ne correspondent absolument pas à ce que tu cherches ("cherche M2 en com pour 6 mois lol").
Conseil : commence à chercher tôt (décembre, janvier pour ma part, mais je me demande si septembre serait pas mieux. C'était un peu particulier parce qu'à ce moment on n'avait pas encore les dates fixes du stage). Écume l'intégralité de tes connaissances qui pourraient connaître quelqu'un qui pourrait connaître quelqu'un qui pourrait connaître quelqu'un qui pourrait connaître quelqu'un qui... a un métier en lien avec l'infocom. N'oublie pas que tous les étudiants de plusieurs facs ou écoles cherchent un stage en même temps et que c'est la course. Réfléchis bien aussi à tu veux faire ton stage (ville d'origine, ville étudiante ?).

2- étant donné que la fac est assez théorique, tu apprends la vie en stage.

3- ton stage doit être de préférence en accord avec ton projet professionnel.
Ça paraît évident, mais quand tu enchaînes les refus et les non-réponses, tu te demandes si tu pourrais pas plutôt être stagiaire chez un fleuriste (non pas que j'ai quelque chose contre les fleuristes ; juste, ça me paraît assez éloigné de l'infocom pour être percutant) (voilà).

4- tu dois faire un rapport de stage.
Nous on a eu 1 semaine... Celle après la date de rendu du mémoire. Bon, par contre, c'était un petit rapport de stage, une 20aine de pages tout au plus. "Ça va".
Conseil : oublie pas de prendre un petit carnet pour noter tout ce que tu fais (un rapport de stage demande souvent un planning journalier, entre autre ; de toute façon tes notes te serviront toujours.). N'oublie pas non plus de lire, avant le stage, les consignes (s'il y a) données pour le rapport de stage, peut-être que tu auras des choses à demander à ton/ta maître de stage.

5- t'es un peu la boniche, ok, ok. Même si tu travailles, on te donne les tâches un peu... énervantes ? Comme trier une photothèque ou faire une affiche que ton/ta maître de stage a pas le temps de faire (et dont il/elle s'en fout, aussi). Mais c'est la réalité du métier, non ?


Je n'ai pas grand chose à dire sur le stage ; le plus difficile est de le trouver, de faire la lettre de motiv et le CV, d'arriver à signer les conventions dans les temps par toutes les personnes concernées (maître de stage - tuteur/trice de stage - représentant l'égal de l'établissement du stage - représentant de la fac - toi), surtout si elles sont toutes différentes. Mais une fois que c'est fait, t'es lancé-e. Ça change de rythme par rapport à la fac, mais bon, en soi, le stage dure quand même (à Jean Monnet) que 3 semaines.
J'ai trouvé ça trop court, il aurait au moins fallu un mois pour finir tout ce qui avait été commencé.
Sinon, j'ai effectué mon stage dans un hôpital, avec la chargée de com, et ç'a été très instructif et j'ai adoré.


Le mémoire

Ah, le mémoire.
Quand je l'ai fini, j'ai ressenti comme un vide sidéral, du genre : "mais qu'est-ce que je vais faire de ma vie ?" (Certes, ça n'a pas duré longtemps avec les concours.)

Si vous avez un mémoire à faire en L3, sûrement que votre directeur-trice de mémoire vous dira que la forme et la méthodologie de recherche seront évaluées, plutôt que le contenu.
C'est assez logique : en L3, ton objectif dans la vie c'est pas non plus le mémoire. Je pense qu'on n'a pas vraiment le niveau, ni la maturité, ni l'intérêt (un mémoire c'est de la recherche : si ça t'intéresse pas...) d'en faire un à ce stade de notre formation.

À Jean Monnet, chaque option (journalisme - événementiel - numérique) avait son directeur/sa directrice de mémoire. Les attentes, les cours et la méthodologie n'étaient donc pas les mêmes.
Mais une note d'intention était à rendre début décembre. La note d'intention, comme son nom l'indique, c'est les quelques 15 pages dans lesquelles tu expliques ce que tu vas faire. En somme, début décembre, ton mémoire doit quand même être bien avancé — pour ne pas dire, au niveau des recherches, fini — et les cours s'arrêtent quasi là, mais ton directeur/ta directrice reste dispo.

Si vous voulez des dates fixes, voici un planning :


Voilà. Tu te te dis que t'as le temps, et finalement t'as plus assez de temps.
J'ai donc très mal géré, mais je crois que j'étais pas la seule.
Il faut dire que j'ai eu un blocage à partir de janvier, une sorte de peur de m'y remettre : n'ayant pas eu de retour sur la note d'intention ni la note du semestre 1, je ne savais absolument pas si ce que je faisais était "bon" ou pas. J'aurais certes pu quémander des infos, mais certaines raisons ont fait que je n'en ai pas eu l'occasion.
Enfin, toujours est-il qu'en L3, t'as une motivation assez volatile concernant le mémoire.

Note : tou.tes les profs n'auront pas les mêmes exigences et demanderont plus ou moins de travail sur les entretiens. Pour ma part, ils étaient primordiaux ; j'en ai donc fait une dizaine (skype, rencontre dans la vraie vie réelle), mais ça reste compliqué à mettre en place (fixer une date, retranscrire...) et certain.es profs n'en demandent pas autant.


Quand tu te motives pour écrire 60 pages en 2 semaines


Pour la méthode :
disons que c'était assez particulier pour mon option (numérique). Notre prof s'attendait à ce qu'on aille chercher les infos de nous-même : on a donc eu une méthodo pour la recherche (les entretiens, trier les infos, mindmap/carte heuristique, tout ça), mais pas vraiment pour la rédaction et le contenu du mémoire donc on a dû se débrouiller. C'est peut-être pour ça que j'étais bloquée en janvier aussi.

Le mémoire peut s'organiser de cette façon :
- page de couverture
- page de garde, blanche (facultative) (la pagination commence ici mais n'apparaît pas encore)
- remerciements
- résumé (en français et en anglais), mots-clés
- sommaire (la pagination apparaît)
- introduction (où peut figurer la méthode)
- développement
- conclusion
- annexes (ne font pas partie de la pagination, et si y'a beaucoup d'annexes, tu peux faire une nouvelle pagination)
- bibliographie

Le plan type du développement est :
I- "revue de littérature" = état des lieux, qu'est-ce qui est déjà dit/fait sur votre sujet
II- résultats
III- analyse des résultats, discussion.

C'est exactement le plan que je n'ai pas fait hum mais il serait préférable pour vous de respecter ce plan type.

En somme, un mémoire c'est un travail pratique de longue haleine. Il faut surtout savoir s'organiser méthodiquement et par rapport aux recherches : comment, auprès de qui, comment trier les résultats, quoi en faire ?
J'ai mon avis sur la question mais cet article n'a pas pour objectif de donner des conseils ! Si vous voulez en savoir plus, je suis à votre écoute :)





En résumé, quand ta fin d'année se résume à attendre :

C'est un peu l'époque où tu tires des conclusions, où tu réfléchis. C'est un peu la fin d'un cycle, celui de la licence. Entre les concours et les partiels, qu'est-ce que tu vas réussir ? Est-ce que tu seras capable d'atteindre tes objectifs ? Est-ce que tu ne t'es pas trompé.e dans ton orientation ? Est-ce que tu continues en master et plus si affinités ? Est-ce que tu as assez de marge avec ton premier semestre pour foirer ton deuxième semestre ? Est-ce que tu réussiras à ne pas faire une crise cardiaque avant les résultats des concours ? Est-ce que tu reverras tes potes de L3 ? Est-ce que tu candidates dans assez de master de fac si jamais tu rates ta vie ? Mais surtout, est-ce que Jon Snow est mort ?*

Jeanne.



* petite référence à la série Game Of Thrones. (Article écrit le 1er mai)


lundi 2 mai 2016

Concours (écrits), comment ça se passe ? Sciences Po Bordeaux (4e année)

Les articles sur le CELSA et , sur Toulouse ici.


C'est la fin, c'est le dernier, finies les disserts ! Du moins jusqu'aux partiels, deux jours après.

Auparavant :
- le concours a eu lieu le samedi 30 avril 2016
- vous êtes trié.es par majeure (affaires internationales, politique/société/communication...)
- les épreuves : dissertation à partir d'un dossier thématisé (commune à tou.tes les candidat.es d'une majeure, 4h, coeff 2) + épreuve de langue, anglais et LV2 (1h30, coeff 1 par langue) + au préalable, un dossier de projet professionnel (à envoyer lors de l'inscription au concours, coeff 4 si j'en crois le site de Sciences Po Bordeaux qui dit que le dossier compte autant que le concours)
- la convocation : reçue par voie postale, et si tu la perds elle est téléchargeable dans ton espace candidat sur admissions.sciencespobordeaux.fr
- le lieu : Sciences Po Bordeaux
- pour mes conseils/avis quant au logement/déplacement/etc : voir l'article du CELSA.

Maps, encore et toujours

En vrai, Pessac est à 10min, 1/4h du centre de Bordeaux (vers l'opéra).


Please tell us more

Tu t'inscris pour un master (pour ma part "Communication publique et politique", voir la liste des masters ici) qui fait partie d'une majeure ("Politique, société et communication").
Je sais pas trop comment ils font le tri après, vu que les candidats à plusieurs masters différents passent les mêmes sujets d'épreuve, m'enfin toujours est-il qu'ils doivent le faire et que tu as une chance minime d'être accepté.e (apparemment 12 places en Communication publique et politique).

Niveau révisions : il n'y en a pas vraiment.
Étant donnée que la dissert repose sur un dossier thématisé, le mieux que tu puisses faire c'est développer ta culture G autour de la majeure que tu as choisis. Pour les langues, tout dépend de ton niveau ! Si tu es une cruche comme moi dans ta LV2, et surtout que ça fait deux ans que tu fais plus de LV2, il est assez bon de t'y remettre en révisant les conjugaisons, la grammaire, la syntaxe, le vocabulaire de base et le vocabulaire un peu plus "spécialisé" dans ta majeure...
À noter que le CELSA et Sciences Po Toulouse avaient des bibliographies pour réviser et que je m'en suis servi pour réviser Sciences Po Bordeaux. Mais en fait ça m'a moyen aidé.


Le concours

Niveau ambiance, c'est encore différent du CELSA et de Sciences Po Toulouse. Beaucoup plus posey et calme, j'ai trouvé que dans "ma" majeure on était tou.tes un peu paumé.es et pas très sûr.es de nous, à différents niveaux. C'était plutôt rassurant de pas se sentir à la masse.

/!\ Attention : sur la convocation, vous êtes convoqué.es "une heure avant le début de la première épreuve afin de prendre connaissance de votre lieu de composition". La première épreuve commençant à 8h30, vous êtes convoqué.es à 7h30. Mais concrètement, ça ne sert à rien. Vous pouvez amplement arriver à 8h, tout le monde s'en fout : le lieu de composition est indiqué par majeure (et non selon les noms des candidat.es), et les salles se situent toutes dans le même hall. Celui de l'entrée. Et vous n'entrez pas dans les salles avant 7h45/8h. Donc, ne venez pas pour 7h30 ; dormez, plutôt.

En détails :
- comme pour Sciences Po Toulouse, vous ne pouvez pas sortir vos affaires directement sur votre place. Laissez votre sac et votre veste où on vous l'indique, munissez-vous de vos stylos et autres outils d'écriture fascinants, de votre bouteille d'eau, de vos gâteaux, et démerdez-vous pour pas tout faire tomber en allant jusqu'à votre place.
- d'ailleurs la place : elle n'est pas attribuée. Tu t'assois où tu veux (sauf indication du contraire, pour la LV2 notamment). Yolo.
- comme pour Sciences Po Toulouse, tu es code-barré.e. N'oublie pas de coller tes étiquettes verticalement, le numéro de candidat vers la droite.
- les surveillant.es sont des étudiant.es en master de Sciences Po Bordeaux. Du coup c'est plutôt cool et convivial, ils.elles ont quelque chose comme un, deux, trois ans de plus que toi.


Les épreuves (de la majeure Politique, société et communication)

8h30-12h30 : dissertation à partir d'un dossier thématisé
Le sujet : La société civile participe-t-elle de la démocratie ?

Finalement, j'en ai fait !

Un sujet en soi large et pour lequel t'as des trucs à dire, mais le dossier m'a plus bloquée qu'autre chose. Le dossier, c'est comme si t'avais une citation, ça (dé)limite tes propos : et quand t'as 7 documents, il faut s'activer donc pas le temps de (trop) réfléchir avant de les lire. J'ai mis 3/4h pour les lire + prendre des notes (ça t'évite de relire les documents après) et d'après ce que j'ai vu, j'étais dans la moyenne (certain.es ont mis 1/2h, d'autres plus de 3/4h). (Oui, j'aime observer pendant un concours, sorry.)
Un peu frustrée donc, je me suis moins amusée que pour les autres concours, mais c'est la seule dissert où j'ai vraiment utilisé les 4h. Et je ne sais absolument pas ce que ça vaut.


14h-15h30 : langues (anglais + LV2, espagnol pour ma part et une grande majorité de candidat.es)
Pour chaque langue, un essai à partir d'un article :
- anglais (250-300 words) : "To be or not to be together, that is the question" (§2) - Discuss this statement in relation to Britain and the EU. ("Keep David Cameron's renegotiation in perspective", Bagehot - adapted from The Economist, Feb 18th 2016)
- espagnol (minimo 250 palabras) : Sintetice las polémicas nacidas después del concierte de A. Sanz y discuta : ¿ es legitimo el activismo de los artistas ? ("Alejandro Sanz y el machismo, la ética en caliente", El Pais, 23-02-2016)

Je suis tellement, mais tellement une nouille à l'écrit, aussi bien en anglais qu'en espagnol — mais plus en espagnol, quand même. J'ai bien respecté le nombre de mots cette fois, mais j'ai été un peu prise de panique 1) devant le sujet d'anglais (coucou le sujet d'actualité que j'ai pas vraiment révisé) 2) devant mon niveau de langue en espagnol (qui m'a un peu freiné pour pondre un contenu acceptable). Mais bon, ça reste des essais, donc c'est facile de trouver quelque chose à dire.
Étant donné que tu as 1h30 pour faire les deux essais et que dans les textes chaque épreuve dure 45min, à vous de gérer votre temps ; perso j'ai à peu près respecté cette répartition. C'est chaud mais ça se fait.
En tout cas, si je suis admissible à Sciences Po Bordeaux, ça sera pas pour ma réussite en langues hahaha.



Résultats d'admissibilité (aux oraux) : 2 juin
Épreuves orales : à partir du 13 juin ?
Résultats d'admission : ?


Streeeeesse.
Jeanne.