dimanche 20 décembre 2015

Up: le CELSA a enfin sorti ses dates !

Rappel: l'entrée au CELSA se fait soit en L3, soit en M2.
Les dates suivantes sont celles du concours de L3 (l'entrée en M2 se faisant sur dossier + épreuve orale, les dates sont consultables ici).

OMG

Les dites-dates, consultables ici: clique.

Pour résumer, les dates pour l'entrée en 2016/2017, en L3 :

Les inscriptions se font du 16 janvier au 8 mars.
Les inscriptions via la BEL se font du 16 janvier au 8 février.
(Qui dit inscription dit dossier à envoyer, envoi compris entre ces dates)

Les épreuves écrites sont le samedi 2 avril.

Les résultats d'admissibilité (hors BEL) sont le 19 mai, 16h.

Les épreuves orales sont entre le 24 mai et le 10 juin.
(pour les BEL: fin juin début juillet)

Les résultats d'admission sont le 11 juillet.

Moi quand j'ai vu les dates.

Pour l'explication du gif (l'image animée ci-dessus), oui, j'ai eu un moment de panique, car:
- le concours du CELSA est en plein milieu de mon stage
- le concours du CELSA est le même jour que celui des IEP Lille et Lyon (Lille, que j'aurais aimé passer)

Au moins, ça m'aide dans le choix des concours de Sciences Po à passer !
Ci-joint les dates des concours d'entrée (écrits) en M1 des différents IEP accessibles en M1:
- Aix: ?
- Bordeaux: samedi 30 avril
- Grenoble: sur dossier (date: ?)
- Lille: samedi 2 avril
- Lyon: samedi 2 avril
- Rennes: samedi 14 mai
- Toulouse: samedi 9 avril

Ça peut toujours (vous) servir. À savoir que fut un temps où les sites des différents IEP étaient justes dégueulasses, on galérait pour comprendre ce qu'il se passait et quand, c'est pour ça que je résume ici les dates. Mais maintenant, ça va mieux, on trouve à peu près ce qu'on cherche.

Je reparlerai de tous ces concours dans le prochain article SIC (Si l'Infocom m'était Conté) !

Jeanne.



vendredi 18 décembre 2015

Up: c'est bientôt APB !




Bonjour aux ancien-nes, bonjour aux nouveaux-elles !
Vous êtes présentement sur un blog sur la prépa littéraire A/L d'une ex-2e année !

Voici un petit article spécial APB, pour rappeler deux-trois trucs élémentaires sur la prépa A/L avant de faire vos choix.
Mais n'hésitez pas à consulter la table des matières pour en savoir plus !


La prépa littéraire A/L, c'est quoi ?

C'est comme au lycée.
C'est un, deux, trois ans de ta vie à étudier des matières... littéraires.
C'est un cursus général, c'est-à-dire que tu apprends beaucoup de choses sur des thèmes qui, finalement, forment ton savoir, tes connaissances, ta culture, tout ce que tu veux, ce qui te servira plus tard.
A/L se distingue de B/L: A/L est strictement littéraire, tandis que B/L étudie aussi les maths et les SES (Sciences Économiques et Sociales).
C'est dur, long, et difficile, mais ça peut être passionnant.

La prépa littéraire, c'est pour qui ?

C'est pour toutes celles et ceux qui se sentent concerné-es par la littérature, le latin, l'histoire, la géographie..., qui ont envie d'étudier ces matières.
C'est pour toutes celles et ceux qui ont le niveau requis par la prépa demandée. (Qui ne tente rien n'a rien...)
C'est pour toutes celles et ceux qui n'ont pas peur du travail, des dissertations, du théorique ou des remarques acerbes.

La prépa littéraire, c'est pour quoi ?

C'est pour (à la base) intégrer l'ENS Lyon ou l'ENS Ulm (à Paris).
C'est pour devenir professeur-e ou chercheur-e.
C'est pour acquérir une très bonne culture générale et une très bonne méthode et ensuite, grâce aux ponts entre les domaines, quitter la prépa et intégrer un autre cursus  (ex fac d'anglais, Sciences Po, école de traduction, école de commerce...). Note: les résultats ne dépendent que de vous. Les autres cursus peuvent être accessibles par concours, sur dossier...


J'insiste encore et toujours sur le choix de la prépa.
Après avoir lu ce blog, vous vous direz peut-être "ça a pas l'air si horrible, easy". Et bien si, ça l'est. Je l'ai seulement assez bien vécu, et j'ai eu la chance d'être dans une "petite" prépa qui met pas trop la pression (style un classement des élèves par semaine). Il faut donc bien faire la différence, quand vous classerez les prépas que vous demandez, entre "petite" prépa et "grosse" prépa. Il faut bien savoir ce que vous attendez d'une prépa: si ça ne vous gêne pas de vous investir dans votre travail à 300% et d'être sous pression H24 pour réussir au concours, ou si vous préférez avant tout évoluer à votre rythme et acquérir trois tonnes de connaissances !


Voilà, petit résumé qui, je l'espère, sera utile à celles et ceux qui découvrent le blog !
Je suis encore et toujours disponible pour plus d'infos, bien entendu.
Jeanne.



PS: surtout, pour l'inscription sur APB, ne paniquez pas. Le site est beau, propre, simple, compréhensible, si vous saviez, c'est beaucoup mieux qu'à mon époque (on dirait que j'ai 80 ans en disant ça).

PPS: pour les préparationnaires, j'ai oublié de vous dire, mais les inscriptions sur la BCE ont bien commencé le 10 décembre ! (et se termineront le 10 janvier as usual)

PPPS: bonnes révisions à tout-es celles et ceux qui ont leurs partiels ou leur concours blanc à la rentrée ! Hahaha. (Comme moi, quoi...)


En attendant APB,
je vous souhaite de passer de bonnes fêtes de fin d'année !

Je vous sors la blague maintenant, comme ça, ça sera fait.


lundi 30 novembre 2015

SIC #3

Si l'Infocom m'était Conté

Rappel: je parle de ce que je connais.



Épisode 3, contexte : c'est bientôt Noël !

La fac

Ah, chers internautes, si vous saviez comme c'est fatiguant d'aller deux fois par semaine en cours. Je m'explique : on finit par s'habituer et se complaire à larver chez soi, alors quand il s'agit de se lever pour 8h... y'a pas beaucoup de répondant, si vous voyez ce que je veux dire.

Cependant, cela ne m'empêche pas de travailler, au contraire ! Le seul problème c'est que je ne travaille que sur une seule chose : la note d'intention de mon mémoire.
La note d'intention, c'est un peu le truc qui te prend la tête, surtout quand ton prof référent a une vision assez ambitieuse de cette même note, du genre : "votre note est vo-tre mé-moire ! C'est le plus gros, après, c'est que de l'écriture ! Ah, et puis, il faut que deux entretiens soient réalisés ! Minimum ! Et je dois lire au moins 10 pages !"
La note d'intention, c'est en effet une note explicative sur tout ce que tu vas expliquer dans ton mémoire et comment t'y es parvenu-e. En gros, tes recherches doivent être finies.
La mienne (de note d'intention) est à rendre dans deux jours, c'est-à-dire mercredi qui arrive (nous sommes lundi). C'est un peu le rush, mais je suis dans les temps ; forcément, à avoir bossé que là-dessus depuis la rentrée de novembre...

En résumé, la seconde moitié de mon premier trimestre s'est déroulée tranquillement autour de mon mémoire : lecture, recherches, entretiens. Surtout recherche de personnes à interroger.
J'ai donc délaissé tout ce qui est :
- rédaction de lettres de motivation pour le stage
- révision de partiels
et je n'aurais peut-être pas dû. Non pas qu'une lettre de motivation soit très longue à rédiger, mais c'est plutôt les partiels qui m'inquiètent, parce que, comme tout le monde le sait, qui veut profiter un minimum des vacances de Noël n'a pas le temps de réviser pendant ces-dites vacances. Or, cette chère université qu'est Jean Monnet (tu sens l'ironie ?), n'ayant pas trouvé de prof pour mon option numérique, ni en septembre, ni en octobre, ni en novembre, a fini par nous trouver un prof (ou plutôt : mon prof référent nous a trouvé un prof) qui n'est disponible que la semaine de révision, du 14 au 18 décembre. La semaine de révision. Celle juste après la semaine rattrapage de cours, qui est faite pour rattraper les cours. C'est donc ainsi que BK. partira pour 26h de cours en 4 jours au lieu de réviser.

Cela dit, la manière dont le prof envisage l'option est plutôt intéressante (oui, on a eu un cours quand même, la semaine dernière), ça vaut le coup : je suis là pour ça, merde.
Et puis, les révisions, tant pis, je les ferai la semaine d'avant, et j'aurai tout oublié à la rentrée !

(Je rigole, bien sûr que je vais apprendre mes cours par coeur et lire 3000 livres en deux semaines.)


Le CELSA et autres orientations

Ben, en fait, j'ai rien fait, puisque je bossais mon mémoire.
Je surveille juste H24 les dates d'inscription et de concours. Et je regarde ma bibliographie en me disant qu'il faut que je m'y mette.

Par contre, je me pose pas mal de questions quant à l'orientation. Mon souhait s'assimile au métier de chargé-e de com : j'aimerais travailler au sein des institutions en tant que, mmh... "médiateur" entre le public et l'institution. Un-e chargé-e de com dit-e externe quoi. (En gros, un chargé de com cible quelle population pour tel projet, il analyse un peu tout ça.) (En super très gros.)
C'est entre-autre pour cela que je vise le CELSA et sa licence Communication des entreprises et des institutions. Et que je regarde Sciences Po qui propose pas mal de formations par rapport aux institutions.
Cependant. Je découvre l'infocom cette année. Je découvre un peu ce qu'est le numérique. Qu'est-ce qui m'intéresse, au fond ? Est-ce que le métier de chargé-e de com m'intéresse toujours autant ? Qu'est-ce que je fais du numérique, qui m'intéresse aussi ? C'est un peu tout ça dans ma tête, et ça serait bien que j'éclaircisse ce problème.



En résumé, à un mois et des poussières des partiels et à quelques semaines des vacances :

Mon quotidien de fac n'est pas bien passionnant, surtout que je suis à peu près absolument pas l'actualité des assos. Je bosse tête baissée, j'ai comme qui dirait pas trop l'impression de profiter de mon année en tant qu'étudiante, mais s'il faut ça encore un an pour "réussir"... L'important est de pouvoir et d'arriver à faire ce que l'on espère voir se réaliser ! (Ce que l'on a envie donc, mais tourné dans le sens "envie par rapport à mes études et mon orientation".)

Jeanne.



jeudi 12 novembre 2015

SIC #2

Si l'Infocom m'était Conté

Rappel: je parle de ce que je connais.



Épisode 2, contexte: rentrée de novembre

La fac

La reprise est dure, si dure, on s'habitue tellement à ne rien faire... (en réalité j'ai beaucoup travaillé pour mon mémoire.)

Ce qui me vient à l'esprit:
on les sent bien passer, les 2/3 de travail personnel. (Selon mes profs, leurs cours représente 1/3 de notre travail, les 2/3 autres, tu te démerdes royalement.) Je n'ai jamais autant lu de livres scientifiques qu'en fac -j'en venais à culpabiliser par rapport à la prépa, mais en fait, c'est normal, vu que le cours de fac ne suffit absolument pas à assouvir ta soif de connaissance. Pas le temps, de toute façon, qu'est-ce que vous voulez faire avec un CM de 18h/semestre ?
En soi, c'est pratique, parce que ça te permet de fouiner un peu partout. D'aller là où tu veux et de trouver intéressant ce que t'as envie de trouver intéressant. Mais pour les pauvres petit-es ex-préparationnaires comme moi, qui ont l'habitude d'être porté-es par les profs de prépa, c'est pas évident ! On s'habitue vite, mais il ne faudrait pas l'oublier: il faut aller vers les profs.

Ensuite, encore et toujours un magnifique problème d'administration (comme dans toute bonne fac qui se respecte je crois), comme des profs de langue vivante pas au courant qu'ils doivent faire des cours vraiment de langues et non spécialisés (rappel: je suis, ou du moins maintenant je suivais, des cours sur le cinéma -en anglais), dans le but de passer un exam à la fin du semestre (un partiel en fait, mais bon personne était au courant). Je râle, je râle, mais la fac, c'est pas que de l'administration, n'ayez crainte. Mais un peu quand même.

Ensuite, petit paragraphe spécial mémoire:
un mémoire, ça parait énorme vu comme ça; et ben, rassurez-vous, ça l'est. Je ne vous développerais pas toute la méthodo parce que c'est pas très intéressant (toutefois si vous voulez savoir à quoi ça ressemble et à quoi ça sert, je peux peut-être vous éclairer si vous le souhaitez), mais un mémoire, en gros, c'est 80 pages de réflexion qui te dépasserait presque. Et surtout, un mémoire, c'est une note d'intention (sujet de mon stresse intense du moment), c'est-à-dire un joli document d'au moins 10 pages (en L3) qui raconte ce que tu veux faire (objet, terrain, problématique, méthodo). Pi encore, une note d'intention de mémoire, c'est une date de rendu, qui se rapproche très dangereusement et très rapidement, et qui te fait penser que t'es pas allé-e aussi vite que tu l'aurais cru.
Mais c'est tout à fait gérable !


Le CELSA et autres orientations

J'avais dit au SIC#1 que je vous parlerais de ma stratégie de préparation de concours du CELSA. Finalement j'ai pas tant avancé que ça pendant les vacances parce que c'est un peu tôt pour s'entraîner aux disserts (je suis tombée sur cette image faite par les MISC du Celsa (ce sont les M2 Médias Informatisés et Stratégies de Communication) --> clique).

Donc pour le CELSA, ce fut vite fait.

Ensuite, je me suis un peu plus renseignée pour Sciences Po (les IEP donc). J'ai tellement pas confiance en ces écoles que ce fut douloureux de se rendre compte qu'il y avait des masters intéressants. (La communication dans les années 2010, ou comment être un mouton...)

Puis, dernier plan de secours: la fac. J'ai regardé ce que la mienne proposait au niveau master, ainsi que celles de Lyon 2 et Lyon 3 (pas trop loin quoi).

En résumé j'ai beaucoup mis mes idées au clair, à savoir:
pour le CELSA:
- définir concrètement les épreuves
- télécharger les annales et jeter un coup d'oeil
- faire une biblio
- faire une liste des journaux/radios anglaises et américaines à suivre et chercher désespérément une newsletter globale
- checker les dates d'inscription au concours, les dates de concours etc... et attendre (toujours actuellement d'ailleurs)
pour les IEP:
- faire une liste des masters intéressants dans les différents IEP
- checker les dates d'inscription au concours, les dates de concours etc
- checker le prix (aïe) (aïe aïe aïe)
- rager parce que les concours de Lyon et de Lille sont à la même date
- attendre les dates d'inscription aux concours pour connaître les thèmes de la dissert
pour la fac:
- faire un topo des masters intéressants pas trop loin de chez moi
- déprimer en me disant que peut-être j'allais rater ma vie



En résumé, à deux mois de la rentrée et à deux mois des partiels:

Je suis toujours aussi perplexe et partagée entre la volonté de réussir et partir de ce système de fac et l'envie de profiter à 100% de cette année, au niveau culturel, social, etc etc; parce que c'est pas tous les ans qu'on peut en même temps suivre des cours, préparer des concours, et sortir à côté. Il faut pas faire la tronche pendant deux ans et attendre, parce qu'après, il sera trop tard !

Jeanne.


vendredi 23 octobre 2015

SIC #1

Suite à quelques mûres réflexions et un compteur de visite constant, je vous présente la nouvelle rubrique, joyeux mélange de "La fac ce micmac" et de "Up !". Et du principe du blog.

Note de haut d'article:
"La joyeuse vie de BK. en prépa" raconte mon périple en prépa. Maintenant, c'est fini, alors je pourrais complètement délaisser ce blog. Cependant, j'ai décidé d'écrire un article de temps en temps pour donner quelques infos, renseignements, conseils, astuces... comme les articles sur la prépa, mais en fac ! Si tu es un.e nouvelle visiteur.se et que la fac ne t'intéresse pas, n'hésite pas à consulter la table des matières pour trouver ce que tu cherches !



SIC, donc. Pour (l'adverbe latin) "ainsi", pour "Sciences de l'Information et de la Communication", et pour "Si l'Infocom m'était Conté" (comment ça je vais chercher loin ?).

Si vous êtes nouveaux.elles et que vous souhaitez comprendre les articles SIC, je vous conseille de d'abord lire les articles La fac ce micmac, à retrouver dans la table des matières !

Étant donné que je ferai un article de temps en temps, ces articles seront longs, très longs (je m'en excuse à l'avance)...  accrochez-vous bien ! Je ferai le maximum pour être claire et précise (mais pas concise...) !


Épisode 1, contexte: premières vacances.

La fac

J'ai beau avoir très peu d'heures de cours, je les attendais, ces vacances. Sûrement que travailler peu donne plus envie de dormir. Mais commençons par le début.
La dernière fois que j'ai parlé de la fac, j'étais enfin devenue faqueuse. Après 7 semaines de cours, je peux vous dire que rien n'a changé, si ce n'est que 3 de mes CM (Cours Magistraux) sont terminés. Oui oui, terminés. 3 CM sur 5. Ce qui m'enlève joyeusement 8h de cours par semaine.
Et ce, jusqu'aux partiels, en janvier.

Petite parenthèse: à la fac, on parle en semestre, généralement délimité par les vacances de Noël en théorie, et par les partiels en pratique. À chaque semestre, tu valides (si tout va bien) 30 crédits (voir article: ici) et tu changes de cours. À savoir qu'il n'y a qu'une semaine de vacances pour chaque vacances scolaires, hormis celles de Noël. À savoir aussi que c'est en théorie, et qu'en pratique, à Noël, tu as plutôt un mois de vacances (entre la "semaine de rattrapage de cours", la "semaine de révisions" et les vraies vacances) -ce qui n'est rien comparé aux presque 4 mois de vacances d'été.

Bon, alors les horaires dans la fac où je suis (Sciences Humaines et Sociales (SHS), "département" Infocom, à l'Université Jean Monnet - Saint-Étienne) sont assez exceptionnels, il faut l'avouer. Une L3 tourne autour de 18-20h de cours/semaine. La mienne n'échappe normalement pas à la règle, cependant:
- pour mon option (numérique), un TD (Travaux Dirigés, 4h/semaine) n'a pas commencé
- les CM sont des formats de 12 ou 18h, à raison de 3h/semaine, faites le calcul, ça tient pas un semestre.
Ce qui me faisait à la rentrée autour de 15h/semaine, et maintenant... 7h30/semaine. (Avec le TD, quand il aura commencé, 11h30/semaine.)

La magnifique grille de la fac.
Semestre 5 et 6 car je suis en L3. Option 1 "approches du numérique".

Il s'agit donc d'occuper ces 40000h de temps libre/semaine.
Comme le ferait remarquer mon prof de sociologie, on n'a pas d'asso en infocom, pas de bde. À peine un en SHS. Ne pas compter donc sur les soirées étudiantes, à part si tu t'invites à celle des médecines.
Par contre tu peux compter sur les petites soirées posées, le ciné, la lecture, le dessin, tout ce que tu n'aurais jamais eu le temps de faire en prépa, mais surtout, tu peux compter sur tes devoirs.

Ça c'est moi qui le dit, parce que j'ai gardé la mauvaise/bonne pression de la prépa qui te fait travailler non stop (je réussis à continuer à faire des plannings, c'est dire). Je fiche, je lis, je refiche, je travaille mon mémoire, je vais à la Bibliothèque Universitaire (BU), je relis, je rerefiche... bref, j'ai l'impression d'être tout le temps en retard. Ce qui est vrai et pas vrai à la fois. Pas vrai, parce que non, je commence souvent très en avance les travaux à rendre, les livres et les cours à ficher. Vrai, parce que comme je commence très en avance, je me permets de prendre mon temps, et qu'au bout d'un moment... parfois, ça coince avec le travail du jour au lendemain. Et puis il faut l'avouer, buller, c'est tellement tentant...

Cependant, je n'ai jamais autant emprunter de livres que depuis que je suis à la fac. Une BU, c'est vraiment autre chose qu'un CDI. Et à Lyon, je n'allais jamais dans les bibliothèques, je commandais.
Tout ça pour dire que je suis contente d'avoir appris à lire en prépa. Et de retrouver Lejeune dans les rayons du secteur Arts, Lettres et Langues.

Bref, parlons peu (lol), mais parlons bien. Les cours.
- Théories, anthropologie et sociologie de la communication relient les 3 disciplines (euh, "théories" n'est pas une discipline, mais plutôt un cours d'histoire de la comm) à la communication. Y'a pas plus simple pour expliquer... (Ma formation de ES me sert tout à fait. Je pensais pas un jour re-bouffer du Bourdieu.)
- Sémiolotique... sémio... sociotique... adflflazfrjqs de l'image, cherchez pas, c'est "simplement" de l'analyse d'image, avec un petit cours sur l'histoire de la sémiologie.
- Culture de l'image, c'est... un cours... sur l'image... notre prof ayant choisi de retracer l'histoire de la photographie de 1929 à aujourd'hui.
- l'UE 2, c'est le mémoire
- l'UE 3, le TD d'option.
- Et la langue vivante, ben c'est la langue vivante quoi.

Je voulais aussi préciser quelque chose concernant le système de la fac (SHS info-com) où je suis:
on n'a pas le choix lorsqu'on s'inscrit aux cours. Il y a un emploi du temps pour tous, et une option, que pour le coup on choisit. Ce n'est pas le cas dans toutes les facs SHS des universités, et ce n'est pas le cas pour toutes les facs en général. Par exemple, à Lyon 2, en lettres modernes, lors de l'inscription, tu choisis les cours que tu veux suivre (premier.es arrivé.es...).


Le CELSA et autres orientations

Je prépare le concours du CELSA (clique pour accéder au site de l'école), une école de communication à Paris. Je vais peut-être chercher à préparer d'autres concours (je pense à sciences po, si c'est possible). Et dans le cas où je rate tout, il faut que je regarde les différents masters proposés. À défaut d'être acceptée dans l'un d'entre eux, je ferai un M1 à Jean Monnet et je retenterai le CELSA.
Enfin je vais un peu vite en besogne, mais voilà mes plans pour les deux prochaines années.

Le CELSA, donc, c'est la prestigieuse école de communication publique, qui est reliée à la Sorbonne. Autant vous dire qu'il y a beaucoup, beaucoup de candidats pour environ 15 places dans chaque licence.

Le CELSA, mon Saint Graal.

Tu peux y entrer en licence 3 ou en master 2. Il faut donc avoir minimum 2 ans d'étude pour tenter le concours. Il y a ensuite un âge limite pour le tenter. Par exemple, en L3, tu peux tenter le concours jusqu'à tes 23 ans, mais plus tu avances dans tes études (par exemple tu as ton M1 mais tu décides de rentrer en L3 et non en M2 parce que tu as fait des études de physique et que tu ne connais rien à la comm), plus l'âge limite pour passer le concours recule (dans cet exemple tu as jusqu'à tes 25 ans. C'est l'âge maximum pour concourir.).

Le CELSA propose 5 licences, autant de M1 + 2 formations qui commencent en M1, et autant de M2 que de M1 mais en plus spécialisé (voir les intitulés: ici). À noter que pour le M1, une des formations qui commence cette année est le master journalisme qui, contrairement aux autres formations, est accessible par concours en M1.

Ensuite, le concours: c'est un concours normal, première sélection par écrit puis seconde sélection par oral.
- pour l'écrit: 3 épreuves. Une commune à toutes les formations (question générale), une étude de documents spécifique à la formation choisie, et une d'anglais (essai + texte à trous).
- pour l'oral: un entretien et une compréhension d'anglais avec restitution et entretien.

À noter: on ne peut s'inscrire que pour une formation lors du concours. Logique, il y a une seule session, et tu peux pas passer deux épreuves en même temps.

J'hésite encore entre deux licences: "communication des entreprises et des institutions" et "médias et communication". Le métier de chargé de comm externe (ou responsable de la communication externe, clique pour accéder à la fiche métier de Studyrama) m'intéresse beaucoup, mais les médias aussi, et je pense que le numérique offre beaucoup plus de possibilités (et d'offres...) qu'un chargé de comm.

De plus, la L3 info-com me permet de découvrir ce qu'est la comm, et mes idées ont déjà changé par rapport à celles que j'avais avant d'y entrer. Voilà où j'en suis dans la préparation du concours, dans une sorte d'impasse réflexive où trois orientations ayant autant de rapports entre elles qu'elles n'en ont pas s'articulent.

Donc, pour faire avancer le schmilblic, j'ai acheté un beau et gros cahier où un côté sert à préparer le concours du CELSA, et l'autre à mettre au point mon orientation. Je compte commencer à m'en servir pour de vrai la semaine prochaine (les vacances c'est fait pour ça, non ?).

Je referai alors certainement un article pour expliquer en détail ma stratégie de préparation du concours ! (Parce que là, cet article commence à vraiment être trop long !)


En résumé: rupture avec la prépa ?

Mes premières semaines en fac sont plutôt passées crème. Je peux pas me plaindre, ce ne sont pas les cours qui me fatiguent. Je les trouve aussi intéressants que nuls. Les CM, c'est très théorique, j'ai l'habitude, mais l'autonomie dans le travail, j'ai moins l'habitude. C'est toi qui doit aller chercher les bibliographies (auprès des profs, ou de toi-même), trouver une méthode de travail, etc etc. Je suis donc encore un peu perdue et, même si je sais que j'ai fait le bon choix en allant en fac d'info-com, je spleen toujours un peu (beaucoup) en pensant à la prépa, et après que je suis allée faire un saut à Lyon voire mes potes des deux dernières années. Je regrette vraiment l'ambiance de la prépa, très particulière et très intimiste, comparée à celle de la fac où tu croises 3 fois par semaine des visages que tu reconnais vaguement et dont tu sais que tu connaitras jamais le prénom. Ce qui n'arrange rien, et qui est pourtant très utile, c'est que je retrouve beaucoup d'auteurs ou de notions évoquées en prépa dans mes cours d'infocom. Je retrouve donc avec plaisir les textes que j'ai haï l'année dernière, ce genre de trucs. Et ce dont je me rends de plus en plus compte, c'est que tout ce que j'ai appris en prépa, je l'ai assimilé, et que ça peut me servir à tout moment. Et franchement, ça fait du bien de se dire que, même en ayant été nulle en prépa, j'ai assimilé plein de choses en tant que réflexes que je reproduis en fac (autant par rapport aux choses apprises qu'aux méthodes de travail, d'analyse, d'écriture, et j'en passe et des meilleures).
J'avance donc en étant intéressée tout en rechignant vaguement.


À bientôt !
Jeanne.